Publié le 2025-10-23 06:55:00. Alors que les premiers symptômes hivernaux commencent à se manifester chez les plus jeunes, avec une arrivée précoce des cas au sein de l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù, l’Italie se prépare à une saison grippale potentiellement intense. Les autorités sanitaires et les professionnels de santé rappellent l’importance des gestes barrières, de la vaccination et d’une surveillance attentive des enfants pour traverser cette période.
- Une saison grippale intense est attendue, avec une circulation accrue des virus A/H3N2 et B/Victoria.
- Les premiers cas ont été observés deux semaines plus tôt que l’année précédente à l’hôpital Bambino Gesù.
- La vaccination reste l’outil de prévention le plus efficace, recommandée pour de nombreuses catégories, y compris les enfants dès 6 mois.
L’arrivée du froid marque le début de la saison des affections respiratoires chez les enfants. L’année dernière, plus de 16 millions d’Italiens ont été touchés par des syndromes grippaux et parainfluenza, un chiffre record, dont un tiers de mineurs. Les experts s’attendent à une saison particulièrement virulente cette année, avec une circulation précoce des virus.
Les symptômes courants tels que la toux, le rhume, la fièvre, les maux de gorge et la bronchiolite sont causés par une variété de pathogènes, dont les rhinovirus, les coronavirus, les virus de la grippe et parainfluenza, les adénovirus, les entérovirus et le virus respiratoire syncytial (VRS). L’année 2024-2025 a toutefois vu une diminution des hospitalisations en réanimation pour infections respiratoires aiguës, notamment grâce à la vaccination contre le VRS.
Le professeur Alberto Villani, responsable de la Pédiatrie Générale au Bambino Gesù, souligne la nécessité d’une vigilance constante : « Cette année encore, nous serons confrontés à une saison au cours de laquelle les virus respiratoires circuleront vigoureusement. Il est essentiel de maintenir une grande attention : éviter les environnements surpeuplés pour les nourrissons, respecter les normes d’hygiène et vacciner les enfants contre la grippe. » Il précise que les épidémies respiratoires peuvent entraîner des pics d’hospitalisations, mais qu’elles ne sont pas toujours urgentes si la situation est gérée avec discernement.
Les syndromes grippaux et parainfluenza se transmettent par voie respiratoire ou par contact. Les symptômes, tels que fièvre, toux, rhume, douleurs musculaires, maux de gorge et troubles gastro-intestinaux, varient en intensité mais se résolvent généralement spontanément. La période la plus intense pour la grippe s’étend généralement de décembre à février, tandis que les cas de rhume augmentent durant tout l’hiver. Les bronchiolites causées par le VRS se concentrent entre novembre et mars, celles dues aux parainfluenza de type 3 surviennent plus fréquemment au printemps et en été.
En matière de prévention, les gestes de base comme le lavage fréquent des mains, la couverture du nez et de la bouche lors des éternuements et l’évitement des contacts avec des personnes malades restent primordiaux. Un mode de vie sain, une alimentation équilibrée et une bonne hydratation renforcent le système immunitaire. La vaccination représente toutefois l’arme la plus efficace. Le vaccin contre la grippe est recommandé pour tous les enfants de 6 mois à 7 ans, les personnes souffrant de pathologies chroniques, les femmes enceintes et les plus de 60 ans. La campagne de vaccination contre la COVID-19 est également en cours pour toutes les tranches d’âge. En complément, des anticorps monoclonaux contre le VRS sont disponibles pour les nourrissons et enfants fragiles, ainsi qu’un vaccin spécifique pour les femmes enceintes afin de protéger les nouveau-nés de la bronchiolite.
« Dans une saison respiratoire qui s’annonce difficile, il est essentiel de renforcer chaque outil de protection. Le vaccin contre la grippe, contre la COVID-19 et les anticorps monoclonaux contre le VRS sont des armes complémentaires, capables de réduire l’incidence, les complications et les hospitalisations. »
Marta Ciofi des Actes, responsable de l’Uoc d’Épidémiologie, des parcours cliniques et du risque clinique
La plupart des affections hivernales se résorbent spontanément en quelques jours grâce au repos et à un traitement symptomatique. Le paracétamol est le médicament de choix pour faire baisser la fièvre et soulager la douleur. Les antibiotiques ne doivent être utilisés que sur avis médical, car ils sont inefficaces contre les infections virales. Les lavages nasaux avec des solutions salines aident à dégager les voies respiratoires, surtout chez les plus jeunes. Une bonne hydratation est également cruciale. Le repos à domicile favorise la guérison et limite la propagation des virus. En cas de fièvre, une tenue légère permet de dissiper la chaleur et de réduire l’inconfort ; l’évaluation de l’état général de l’enfant prime sur la valeur indiquée par le thermomètre.
La fièvre est une réponse naturelle de l’organisme. Elle devient préoccupante lorsqu’elle s’accompagne de difficultés respiratoires, d’une somnolence inhabituelle, de douleurs intenses ou d’une aggravation de l’état général. Dans ces cas, il est recommandé de contacter le pédiatre ou de se rendre aux urgences, particulièrement pour les nouveau-nés, les prématurés ou les enfants atteints de pathologies chroniques.
« La prévention reste la pierre angulaire. Les parents doivent évaluer l’état général de l’enfant, éviter l’utilisation de médicaments de bricolage et contacter le pédiatre pour une évaluation clinique. C’est la meilleure façon de garantir des soins sûrs et appropriés. »
Sébastien Cristaldi, chef de l’unité DEA niveau II
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Dernière mise à jour : 23 octobre 2025
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