Publié le 15 octobre 2025. Les hémorroïdes externes passent souvent inaperçues chez les enfants, retardant le diagnostic de près de deux ans. Une étude de l’hôpital Emma d’Amsterdam souligne l’importance d’une prise en charge adaptée, qu’elle soit conservative ou par sclérothérapie.
L’identification des hémorroïdes externes chez les plus jeunes peut s’avérer complexe. Selon le médecin-chercheur Dirk van Braak, il faut en moyenne 21 mois avant qu’un diagnostic ne soit posé une fois que des symptômes apparaissent. « C’est regrettable, car ces affections peuvent être traitées efficacement », précise-t-il, s’appuyant sur une étude rétrospective menée avec ses collègues de l’hôpital pour enfants Emma d’Amsterdam.
Le tissu hémorroïdaire est naturellement présent dans le rectum, plus précisément dans la partie distale du canal anal, en deçà de la ligne pectinée. Cette frontière anatomique sépare la muqueuse intestinale de l’épithélium pavimenteux cutané entourant l’anus. C’est cette distinction qui permet de différencier les hémorroïdes internes et externes. « On confond souvent les deux, ou on les considère à tort comme une seule pathologie. Il est important de noter que les hémorroïdes internes n’existent pratiquement pas chez les enfants », explique Dirk van Braak.
« Nous avons observé que les hémorroïdes externes étaient facilement négligées chez les enfants. »
Dirk van Braak, médecin-chercheur
La rareté et le caractère intermittent des hémorroïdes externes chez les enfants contribuent en partie à leur mauvaise identification et à des traitements inappropriés. L’étude menée visait à mieux comprendre la présentation clinique de ces affections chez les enfants, ainsi que les résultats obtenus avec la sclérothérapie et le traitement conservateur.
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