Home Sciences et technologies Homme, 22 ans, condamné à une amende après Instagram «  blague  » sur le fait de faire exploser les délais d’avion à l’aéroport de Changi

Homme, 22 ans, condamné à une amende après Instagram «  blague  » sur le fait de faire exploser les délais d’avion à l’aéroport de Changi

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Publié le 2025-10-06 05:19:00. Un jeune Singapourien de 22 ans a été condamné à une amende pour avoir diffusé une fausse alerte à la bombe sur Instagram, provoquant le retard d’un vol et une vaste opération de sécurité.

  • Azim Shah Abubakar Shah a écopé d’une amende de 3 500 $ S (environ 2 700 $ US) pour communication menaçante.
  • L’incident a conduit au rappel d’un avion Etihad Airways, à l’interrogatoire du passager et à des frais supplémentaires pour la compagnie aérienne.
  • La publication, vue par seulement seize amis, a été signalée à la police par Meta, la société mère d’Instagram.

Les faits remontent au 14 février dernier, lorsqu’un membre des équipes de sécurité de Meta a alerté la police de Singapour vers 19h20. Un message publié sur la fonction « Story » d’Instagram par Azim Shah Abubakar Shah, 22 ans, affirmait : « Personne ici ne sait que je vais faire exploser l’avion ». Les autorités ont rapidement identifié le jeune homme grâce à son numéro de téléphone et son adresse IP, le localisant à bord d’un vol Etihad Airways en partance de Singapour pour Abu Dhabi.

L’appareil, qui se trouvait déjà sur la piste de l’aéroport de Changi, a dû être ramené au terminal 2. Azim Shah Abubakar Shah a été débarqué, et ses bagages ont fait l’objet d’une fouille minutieuse. Il a reconnu avoir posté la story vers 18h55, précisant qu’elle n’était visible que par un cercle restreint de seize de ses amis. Le jeune homme a affirmé qu’il s’agissait d’une blague, une tentative de faire rire son groupe d’amis, apparemment en lien avec son identité religieuse.

Cette « blague » aux conséquences sérieuses a entraîné un retard de près de deux heures et demie pour le vol. L’avion n’a pu reprendre son départ qu’aux alentours de 21h25. Outre l’inconfort pour les 16 amis d’Azim, l’équipage et les autres passagers, la compagnie aérienne a dû supporter des frais de départ tardif s’élevant à 1 750 $ S (environ 1 355 $ US). Des ressources importantes ont également été mobilisées pour vérifier la fausse menace de bombe.

Arrêté dans la nuit du 15 février puis remis en liberté sous caution, Azim Shah Abubakar Shah a comparu lundi devant le tribunal. Le procureur avait initialement requis une amende de 4 000 $ S, soulignant toutefois le jeune âge de l’accusé, l’absence de condamnations antérieures et son plaidoyer de culpabilité rapide. Cependant, le procureur adjoint Timotheus Koh a insisté sur les « conséquences substantielles » de l’acte, incluant le retard significatif du vol, les désagréments pour les passagers et l’équipage, ainsi que les coûts engagés par la compagnie aérienne et les services de sécurité.

M. Mohammad Shafiq, l’avocat de la défense, a plaidé pour une amende de 1 000 $ S. Il a expliqué que son client, membre du service national de la Force de défense civile de Singapour, était en vacances avec des amis. L’avocat a soutenu qu’Azim n’avait pas mesuré la portée de son message, même diffusé dans un cercle privé, ni les « graves conséquences » qu’il pouvait déclencher, surtout à l’approche d’un vol. Il a ajouté que son client avait exprimé de profonds regrets et reconnaissait la gravité de ses actes.

En réponse, le procureur a estimé que l’amende de 1 000 $ S était insuffisante, ne couvrant qu’à peine les frais financiers subis par la compagnie aérienne. Bien que celle-ci ait renoncé à demander une compensation, l’amende imposée devrait refléter le coût réel de l’incident. Finalement, Azim Shah Abubakar Shah a écopé d’une amende de 3 500 $ S, qu’il a intégralement réglée. Sans cette intervention, il risquait une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 $ S pour communication menaçante susceptible de provoquer l’alarme publique.

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