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Ici, vous vivez plus longtemps – la communauté une clé

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Publié le 2025-10-05 09:21:00. Une étude menée en Finlande suédoise met en lumière des facteurs sociaux favorisant une longévité exceptionnelle, similaires à ceux observés dans les fameuses « zones bleues » mondiales. Le sentiment d’avoir un but dans la vie et une vie associative riche seraient des clés essentielles.

  • Le bien-être social et la participation associative sont identifiés comme des piliers d’une vie longue et saine en Ostrobothnie, en Finlande.
  • Ces caractéristiques rappellent celles des « zones bleues » reconnues internationalement pour leur forte proportion de centenaires.
  • Le sentiment d’avoir un but dans la vie, une alimentation équilibrée et une activité physique régulière sont des dénominateurs communs observés.

Le concept de « zones bleues », désignant des régions où les habitants vivent exceptionnellement longtemps, est bien connu. Traditionnellement, ces zones se trouvent au Japon, en Grèce ou en Italie. Cependant, une recherche menée par l’Académie Turku suggère que des poches similaires existent bien plus près de nous, notamment parmi la population suédophone d’Ostrobothnie, en Finlande. Selon Sarah Åkerman, chercheuse en politique sociale à l’Académie Turku, cette région présente les caractéristiques d’une zone bleue avec une espérance de vie élevée et un mode de vie sain.

L’espérance de vie en Ostrobothnie dépasse celle de la Finlande dans son ensemble, et les modes de vie observés s’apparentent à ceux des zones bleues traditionnelles. Le terme « zone bleue » a émergé au début des années 2000 pour identifier des lieux où la proportion de centenaires est inhabituellement élevée. Ce phénomène suscite un vif intérêt, notamment chez les chercheurs, qui y voient une « vision holistique de la santé », comme le souligne Sarah Åkerman. Les facteurs souvent cités incluent une vie sociale épanouie, un sentiment de raison d’être, une alimentation saine et une activité physique régulière.

Ulla-Maj Storsjö, 78 ans, résidant à Korsholm près de Vaasa, témoigne de l’importance cruciale du lien social. Depuis le décès de son époux, elle multiplie les engagements associatifs, animant des groupes de soutien pour les aidants familiaux et présidant une association pour malentendants. Elle maintient également une activité physique régulière grâce à la gymnastique et à l’aquagym. La proximité de Vasa, avec son offre culturelle et gastronomique, contribue également à son bien-être.

Les chercheurs soulignent que la passivité, souvent liée à la maladie ou à la perte d’un proche, peut nuire au bien-être mental. « Mais je pense qu’il y a suffisamment d’informations pour tout le monde. Si nous devenons passifs, le côté mental devient assez sombre », met en garde Ulla-Maj Storsjö.

Bien que les facteurs génétiques, les conditions socio-économiques et l’accès aux soins de santé jouent un rôle majeur dans la longévité, la recherche suggère que le statut de minorité linguistique dans les régions suédophones de Finlande pourrait paradoxalement renforcer la cohésion sociale. « Nous constatons un plus grand engagement social dans des activités de bénévolat, par exemple. Il peut s’agir d’une relation qui existe parmi ceux qui parlent une langue minoritaire commune », explique Sarah Åkerman.

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