Home Santé Ils découvrent comment retarder la maladie d’Alzheimer de manière très simple après avoir étudié 300 personnes pendant 14 ans

Ils découvrent comment retarder la maladie d’Alzheimer de manière très simple après avoir étudié 300 personnes pendant 14 ans

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Une nouvelle étude révèle qu’une activité physique modérée, mesurée par le nombre de pas quotidiens, pourrait significativement ralentir le déclin cognitif chez les personnes présentant un risque élevé de développer la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes, publiées dans la revue Nature Medicine, apportent un éclairage précieux sur l’impact des modes de vie sur la progression de cette pathologie neurodégénérative.

Depuis la découverte par Alois Alzheimer en 1901 d’un « enchevêtrement nerveux » lié à la démence, la recherche n’a eu de cesse d’explorer les mécanismes de cette maladie. La détection précoce est aujourd’hui reconnue comme une étape cruciale, allant jusqu’à la détection d’une molécule, la p-tau217, dans le sang, avant même l’apparition des symptômes. Désormais, les scientifiques apportent des éléments concrets pour retarder son évolution.

L’importance de la protéine Tau et le rôle de l’activité physique

La protéine Tau, essentielle à la stabilité des neurones, peut, au fil du temps, subir des altérations métaboliques. Ces dysfonctionnements sont considérés comme l’un des principaux moteurs du processus dégénératif caractéristique de la maladie d’Alzheimer. En parallèle, l’accumulation du peptide amyloïde-β contribue également à ce risque. Les personnes présentant des taux anormaux de ces protéines dans le cerveau sont donc considérées comme plus susceptibles de développer la maladie.

C’est sur ce constat que s’est appuyée une équipe de chercheurs du Mass General Brigham Hospital (États-Unis). Dans le cadre de la Harvard Aging Brain Study, ils ont suivi l’évolution de 296 adultes âgés de 50 à 90 ans, chacun équipé d’un podomètre pour quantifier leur activité physique quotidienne. Leur hypothèse : une activité physique accrue pourrait ralentir le processus d’accumulation de Tau et, par conséquent, retarder les dommages neuronaux.

« Rester actif renforce non seulement le corps, mais aussi le cerveau. Chaque pas compte. Même de petites augmentations de l’activité quotidienne peuvent entraîner des bénéfices à long terme », a souligné Wai-Ying Wendy Yau, neurologue à la Harvard Medical School et co-auteure de l’étude.

Des résultats probants pour les personnes à risque

Les conclusions de l’étude, publiées récemment dans Nature Medicine, sont particulièrement édifiantes. Si l’activité physique n’a pas montré d’influence significative sur la trajectoire cognitive des participants ne présentant pas de risque particulier pour la maladie d’Alzheimer, la relation était nette chez les individus à haut risque, identifiés par leurs niveaux de Tau et d’amyloïde-β.

Les chercheurs ont observé que la marche quotidienne, lorsqu’elle se situait entre 3 000 et 5 000 pas, permettait de ralentir le déclin cognitif d’environ trois ans en moyenne. Ce ralentissement s’amplifiait à sept ans pour ceux parcourant entre 5 000 et 7 500 pas par jour. À l’inverse, les participants menant une vie plus sédentaire présentaient une évolution plus rapide vers la démence.

« Ces données aident à expliquer pourquoi certaines personnes à risque de développer la maladie d’Alzheimer ne progressent pas aussi rapidement que d’autres », a précisé Jasmeer Chhatwal, neurologue et auteur principal de l’étude. « Les facteurs liés au mode de vie peuvent influencer les premiers stades de la maladie. »

Faire 3 000 pas équivaut approximativement à parcourir 20 pâtés de maisons. Cette étude vient confirmer des recherches antérieures qui avaient déjà remis en question la nécessité d’atteindre les 10 000 pas quotidiens, suggérant que des distances moindres pouvaient déjà procurer des bienfaits similaires.

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