Publié le 10 octobre 2025. L’association Fokal IMM UM a organisé une discussion en ligne ce jeudi afin de sensibiliser à la culture de la santé et de la sécurité au travail (K3) et à la préparation aux catastrophes, dans le cadre du Mois de la réduction des risques de catastrophe.
L’organisation Fokal (Forum de communication des anciens élèves) de l’Association des étudiants de l’Université Muhammadiyah de Malang (IMM UM) a réitéré son engagement envers les enjeux humanitaires et de gestion des catastrophes. Pour marquer le Mois de la réduction des risques de catastrophe (PRB), l’association a tenu une séance de discussion en ligne le jeudi 9 octobre 2025 à 19h30, heure de l’Indonésie occidentale (WIB).
L’événement, qui s’est déroulé sur la plateforme Zoom Meeting, a réuni 35 participants issus de la communauté IMM UM ainsi que des membres du Centre de gestion des catastrophes Muhammadiyah (MDMC) de Batu. L’échange était animé par Ashhab Mubarok.
Deux intervenants experts ont partagé leurs connaissances : Ayunda Nadiya Istighfara a abordé la culture de la santé et de la sécurité au travail (K3) dans le quotidien, tandis qu’Arief Nur Rahman a mis l’accent sur l’importance de reconnaître les risques de catastrophes grâce au programme de l’Unité d’éducation à la sécurité en cas de catastrophe (SPAB).
La culture K3 : souvent négligée, pourtant essentielle
Dans sa présentation, Ayunda Nadiya Istighfara, surnommée Mbak Farah, a souligné un décalage fréquent entre la connaissance théorique de la K3 et sa mise en pratique dans la vie courante. Selon elle, de nombreuses personnes comprennent les principes de la K3 sans pour autant les appliquer de manière constante. « Même ceux qui ont une bonne connaissance de la K3 ne l’appliquent pas forcément correctement, car nous avons tendance à sous-estimer les petits détails qui peuvent pourtant mener à des désastres », a-t-elle expliqué.
Mbak Farah a encouragé les participants à faire de la K3 une véritable culture, allant au-delà des simples procédures formelles sur les lieux de travail. Elle a insisté sur le fait que la culture de la sécurité doit débuter dès le foyer et l’environnement immédiat, considérant cela comme une responsabilité partagée.
L’Indonésie, un laboratoire de catastrophes
De son côté, Arief Nur Rahman a rappelé la situation géographique particulière de l’Indonésie, un pays particulièrement exposé aux catastrophes naturelles. « On peut qualifier l’Indonésie de laboratoire des catastrophes. Tous les types de catastrophes se sont produits dans notre pays. Il est donc primordial d’apprendre aux enfants, dès leur plus jeune âge, comment atténuer les risques », a-t-il souligné.
Il a ajouté que les établissements scolaires et universitaires devraient devenir des lieux d’apprentissage de la préparation aux catastrophes, afin que la jeune génération soit consciente des risques et apte à y réagir. Le programme SPAB vise justement à développer cette compétence.
Les leçons d’une tragédie
La discussion a ensuite été enrichie par des échanges sur la tragédie de l’effondrement d’un internat à Sidoarjo, qui avait causé la mort de plusieurs dizaines d’élèves. Les participants ont partagé des réflexions critiques quant à l’importance du suivi des structures de bâtiments, du respect des normes de construction K3, et de la responsabilité des institutions éducatives dans la garantie de la sécurité de leurs étudiants.
Ce dialogue a fait émerger une prise de conscience collective : le respect de la culture K3 et la réduction des risques de catastrophe ne sont pas seulement des questions techniques, mais représentent une démarche fondamentale pour assurer la sécurité des personnes. La séance s’est conclue sur un message fort : la sensibilisation aux risques doit être permanente et intégrée à la culture organisationnelle, à l’éducation et à la vie sociale, et ne doit pas se limiter aux moments où une catastrophe survient.