Le candidat de La France insoumise (LFI) à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, doit s’expliquer ce dimanche 8 février auprès des gendarmes dans le cadre d’une enquête ouverte à Aix-en-Provence. Cette convocation fait suite à la publication d’un article du Canard enchaîné évoquant des liens possibles avec un trafic de stupéfiants.
Selon l’hebdomadaire, le nom du député des Bouches-du-Rhône apparaît dans cette enquête, initiée en janvier dernier. Des échanges de messages entre l’élu et un individu interpellé sur un point de vente de drogue auraient été retrouvés sur un téléphone portable. Certains de ces messages feraient référence à la livraison de « colis ».
Sébastien Delogu a confirmé à BFM Marseille qu’il se rendra à la gendarmerie et a déclaré vouloir répondre « le plus rapidement possible aux enquêteurs pour mettre fin à ces accusations qui relèvent de la calomnie ».
La publication de l’article a suscité de vives réactions parmi les autres candidats à la mairie de Marseille. Franck Allisio, le candidat du Rassemblement National (RN), a notamment exigé des explications précises : « Qui est ce dealer ? Quelles sont ces fameuses livraisons de colis évoquées dans des SMS ? Autant de questions auxquelles M. Delogu doit vite répondre », a-t-il déclaré.
Le Printemps marseillais, regroupement de la gauche locale mené par Benoît Payan, l’actuel maire de Marseille et candidat à sa réélection, a également réagi. Dans un communiqué, le mouvement a « exigé des explications immédiates » de Sébastien Delogu. Il a souligné que, dans un contexte de forte criminalité liée au narcotrafic et d’alertes concernant une possible ingérence des réseaux de drogue dans la campagne électorale, « toute forme de lien avec eux doit être combattue et condamnée avec la plus grande fermeté ».