Bad Bunny a suscité la polémique lors de sa performance au Super Bowl, en redéfinissant la notion d’« Amérique » pour inclure l’ensemble du continent, une initiative saluée en Amérique latine mais vivement critiquée par la droite américaine.
Le chanteur portoricain a conclu son spectacle, donné lors de l’événement sportif le plus populaire des États-Unis, en lançant un message fort : « Que Dieu bénisse l’Amérique ! ». Ce cri s’est accompagné de l’envoi d’un ballon de football américain portant l’inscription « Ensemble, nous sommes l’Amérique », et d’un défilé présentant les drapeaux et les noms de tous les pays du continent, du Chili au Canada.
L’élément le plus marquant de la performance de Bad Bunny a été l’affichage simultané des drapeaux de toute l’Amérique, une représentation visuelle de sa vision d’un continent uni. Cette initiative a été particulièrement bien accueillie en Amérique latine, où elle a été perçue comme une affirmation de l’identité régionale et une remise en question de l’hégémonie américaine.
Cependant, cette interprétation de l’Amérique a provoqué une vive réaction de la part de certains milieux conservateurs aux États-Unis. Ils ont accusé Bad Bunny de promouvoir une vision politique contestable et de minimiser l’importance des États-Unis. La polémique souligne les tensions persistantes concernant la définition de l’identité américaine et les relations entre les États-Unis et leurs voisins du continent.
La performance de Bad Bunny intervient alors que les États-Unis, le Canada et le Mexique se préparent à accueillir conjointement la Coupe du Monde de football en 2026. Cet événement sportif majeur pourrait offrir une nouvelle plateforme pour promouvoir une vision plus inclusive de l’Amérique.