Publié le 21 février 2026 à 15h26. Une jeune femme norvégienne a vécu une expérience terrifiante après avoir avalé une arête de poisson de trois centimètres, malgré l’indication « sans arêtes » sur l’emballage. Elle tire la sonnette d’alarme sur la nécessité d’un meilleur contrôle qualité et d’un étiquetage plus clair.
Martine Elviken Finnkroken, 24 ans, a passé près d’une demi-journée avec une arête de saumon coincée dans la gorge, une expérience qu’elle décrit comme une véritable panique. Elle avait acheté un filet de saumon présenté comme « sans arêtes » et sans peau.
« J’ai essayé d’avaler et d’avaler, même si ça faisait mal. J’ai complètement paniqué », raconte Martine. Elle explique qu’après avoir pris une bouchée, elle a d’abord retiré une petite arête, pensant en avoir éliminé le danger avant de continuer à manger. C’est alors qu’elle a senti une autre arête se loger dans sa gorge, refusant de bouger.
Le sentiment de panique a rapidement pris le dessus. « J’avais l’impression de ne pas pouvoir respirer et de ne pas pouvoir avaler », témoigne-t-elle. Après une minute de terreur, elle a appelé les urgences.
Aux urgences, les médecins ont tenté de localiser l’arête, mais sans succès immédiat. Une anesthésie a été envisagée, et l’hôpital a contacté l’hôpital universitaire d’Akershus (Ahus) pour une prise en charge plus spécialisée. Cependant, il a fallu attendre le lendemain matin pour obtenir un rendez-vous, ce qui a profondément découragé Martine, qui se sentait non prise au sérieux.
« Je ne souhaite à personne la panique que j’ai ressentie », affirme-t-elle. Elle a passé une nuit blanche, assise, craignant que l’arête ne s’enfonce davantage. « J’avais tellement peur de me réveiller et que l’arête se coince encore plus. J’avais une sensation de lourdeur dans la poitrine parce que je ne pouvais pas fonctionner normalement. C’est la nuit la plus inconfortable que j’ai jamais passée. »
Le lendemain matin, à Ahus, un examen a permis de localiser l’arête. Les médecins ont d’abord tenté de l’extraire par le nez, sans succès. Après plusieurs tentatives, dont une qui a provoqué des vomissements, ils ont finalement réussi à l’enlever par le nez.
« Ils ont dit qu’il mesurait environ trois centimètres de long et qu’il était assez fin. »
Martine Elviken Finnkroken
L’hôpital Ahus reçoit chaque année un peu plus de 100 patients pour l’extraction de corps étrangers des voies respiratoires, dont un nombre significatif concerne des arêtes de poisson, selon le service d’oto-rhino-laryngologie.
Martine critique le temps d’attente avant de recevoir des soins. « C’est complètement dingue d’avoir dû l’avoir dans la gorge pendant onze heures », déplore-t-elle, suggérant qu’Ahus devrait être plus réactif dans de tels cas.
Lerøy, l’entreprise de fruits de mer dont provenait le saumon, a exprimé ses regrets face à l’incident. Anne Hilde Midttveit, responsable du développement durable et de la qualité chez Lerøy Seafood Group ASA, a déclaré que l’étiquetage des emballages est conforme aux normes en vigueur, mais que l’entreprise examinera la possibilité de rendre les informations plus claires. Voici la réponse complète de Lerøy.
Martine, qui ne consommera plus de poisson de sitôt, appelle à une plus grande vigilance lors de l’achat et de la consommation de poisson. « Maintenant, je mâche très bien tous les gros morceaux. Je ne veux plus rien me mettre dans la gorge », conclut-elle.