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« J’aimerais aussi être un prince »

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Publié le 15 février 2026 08h00. Des associations carnavalesques du Limbourg et une plateforme féministe lancent un appel à candidatures pour un « Prince Carnaval (m/f/x) », remettant en question une tradition séculaire dominée par les hommes et suscitant des réactions contrastées.

  • Le Musée limbourgeois et la plateforme féministe Aangenaam publient une offre d’emploi pour un « Prince Carnaval (m/f/x) », contestant la prédominance masculine dans les associations carnavalesques.
  • Plusieurs villes, dont Oss, Wijchen et Margraten, organiseront pour la première fois un carnaval avec une princesse cette année.
  • Si certaines accueillent favorablement cette évolution, d’autres associations carnavalesques, notamment à Venlo, affirment vouloir préserver la tradition d’un prince carnaval masculin.

La tradition du Prince Carnaval, figure emblématique des festivités, est remise en question par le Musée limbourgeois et la plateforme féministe Aangenaam. Ces deux entités dénoncent le caractère essentiellement masculin des associations carnavalesques et souhaitent voir une plus grande diversité à ce poste traditionnellement réservé aux hommes.

Pour illustrer leur démarche, elles ont publié une offre d’emploi pour le poste de « Prince Carnaval (m/f/x) », ouvrant la voie à des candidates de tous genres. Si des princesses ont déjà été élues dans certaines localités ces dernières années, les militantes estiment que cela reste trop rare et que des réactions négatives persistent.

Femke Bindels, élue princesse du carnaval de Heerlen l’année dernière, témoigne des réactions mitigées qu’elle a pu rencontrer :

« On m’a dit que c’était très ‘woke’ et pas du tout émancipé de mon côté. Ces réactions négatives m’ont vraiment touchée. »

Femke Bindels, Princesse du carnaval de Heerlen

Le rôle du Prince Carnaval, traditionnellement occupé par un personnage public local, est de nature symbolique et important lors des célébrations. Auparavant, ce rôle était exclusivement réservé aux hommes.

Cette année, plusieurs villes ont décidé de briser cette tradition. Oss (Brabant-du-Nord), Wijchen (Gueldre) et Margraten (Limbourg) accueilleront pour la première fois une princesse carnaval. En 2024, Eindhoven avait déjà franchi le pas. Crissy Fila, de la plateforme Aangenaam, souligne que le changement est plus visible dans les petites associations : « Il y a du mouvement, mais surtout dans les petites associations carnavalesques. Les associations des grandes villes sont à la traîne. »

Nanet Hazenbosch, également affiliée à Aangenaam, explique l’origine de cette tradition masculine :

« La plupart des associations carnavalesques sont anciennes, elles datent de 1800 ou 1900. À l’époque, les femmes n’avaient même pas le droit de voter et donc pas dans les associations carnavalesques. Mais nous sommes maintenant en 2026, nous voulons donc participer à tous les niveaux. »

Nanet Hazenbosch, plateforme féministe limbourgeoise

La Fédération du carnaval brabançon et l’association faîtière du carnaval du Limbourg affirment que les grandes villes accordent une importance particulière à la tradition d’un Prince Carnaval masculin. La Venlose Jocus, la plus ancienne association de carnaval des Pays-Bas, confirme qu’elle attache une grande importance aux traditions et qu’elle n’a reçu aucun signal de la part de la communauté de Venlo indiquant la nécessité d’évoluer.

Le Musée du Limbourg et Aangenaam espèrent pouvoir présenter onze candidats potentiels pour le poste de Prince Carnaval (h/f/x) l’année prochaine.

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