Les toxines du sucre, un ennemi insidieux : Comment elles affectent notre santé et nos habitudes alimentaires
Une émission de télévision sud-coréenne a levé le voile sur les dangers cachés des « toxines du sucre », substances responsables d’une fatigue chronique persistante et d’une prise de poids difficile à contrôler. Loin d’être une fatalité liée à l’âge, cette fatigue pourrait être le signe d’une accumulation subtile de ces composés nocifs, présents dans des aliments pourtant appréciés au quotidien.
L’émission « Trois Yeux » de SBS a mis en lumière le rôle des « toxines du sucre », des substances qui, malgré leur nom, ne sont pas bénéfiques pour le corps. Le Dr Heo Soo-jeong, médecin généraliste, a expliqué le mécanisme : « Comme son nom l’indique, la « toxine du sucre » est une substance toxique qui est bénéfique pour le glucose circulant dans le sang. Elle se fixe sur la graisse du corps et rend difficile la perte de poids, ou elle se fixe sur divers organes et provoque une inflammation. »
Ces toxines se retrouvent dans des aliments courants tels que la poitrine de porc, le tofu grillé, les amandes grillées et même l’Americano glacé. L’animateur Kim Seok-hoon, qui a partagé son expérience de chirurgie discale, a confié souffrir de sécheresse oculaire. Le Dr Heo a fait le lien : « Si la chaleur métabolique s’accumule en raison des toxines du sucre, l’humidité du corps s’évapore, ce qui peut provoquer une sécheresse oculaire » et « cela peut également provoquer des douleurs en éliminant l’humidité des articulations. »
L’émission a également exploré des cas historiques. Lee Chang-yong, un guide, a évoqué la fin tragique du roi George IV, surnommé le « roi de l’obésité ». Ce dernier, réputé pour son appétit dévorant, consommait d’énormes quantités de nourriture et de vin dès le matin, ce qui le conduisit à souffrir de multiples maux, lui valant le surnom d’« hôpital général ambulant ».
Sur le plan scientifique, le Dr Kwak Jae-sik, écrivain scientifique, a détaillé l’impact des toxines du sucre sur les hormones régulant l’appétit. La leptine, hormone de satiété, voit son action perturbée : « Lorsque les toxines du sucre s’attachent à la leptine, elles interfèrent avec la sensation de satiété, de sorte que nous ne nous sentons pas rassasiés même après avoir mangé. » Pire encore, cela stimule la sécrétion de ghréline, hormone de l’appétit, créant un cercle vicieux : « Les toxines du glucose peuvent rendre la faim plus forte et la satiété plus faible. »
Face à ce constat, une solution a été présentée par la pharmacienne Lee Ji-hyang : le « ginseng thaïlandais » Fabiflora. Compte tenu de la difficulté à éliminer ces toxines par l’exercice seul, cette plante médicinale ancestrale, inscrite dans les textes ayurvédiques il y a des milliers d’années, serait prometteuse. Des études récentes suggèrent qu’elle « active la graisse brune et favorise la combustion des graisses ».
« Trois Yeux » est un programme diffusé chaque dimanche à 20h35 sur SBS, qui analyse la santé sous les angles de l’histoire, de la science et de la médecine.