Zurich s’oppose fermement aux nouvelles réglementations bancaires proposées par le Conseil fédéral, craignant qu’elles ne fragilisent la compétitivité d’UBS et, par conséquent, l’ensemble de l’économie zurichoise. La Chambre de commerce de Zurich estime que ces mesures sont disproportionnées et risquent de nuire à la place financière suisse.
Le projet de modification de la loi sur les banques et de l’ordonnance sur les fonds propres est jugé trop contraignant par les représentants du monde économique zurichois. Plus d’un sixième de la valeur ajoutée de la région et un emploi sur dix dépendent directement de la performance de la place financière zurichoise, ce qui rend cette question particulièrement sensible.
La Chambre de commerce a participé activement à la consultation, après avoir déjà exprimé ses réserves concernant la première partie du paquet réglementaire. Elle plaide pour des mesures ciblées visant à renforcer la stabilité du système financier suisse, tout en préservant sa compétitivité et en assurant une coordination internationale.
« Le projet actuel ne peut répondre à ces critères », a déclaré la Chambre de commerce. « Il affaiblirait fondamentalement la dernière grande banque suisse dans la concurrence internationale et rendrait les opérations à l’étranger plus coûteuses pour toutes les banques du pays. »
Selon la Chambre de commerce, ces nouvelles exigences pourraient entraîner un désavantage durable pour la Suisse en tant que place financière, freiner l’investissement et l’innovation, et avoir des répercussions négatives sur l’ensemble du secteur bancaire et de l’économie réelle. Elle souligne que les exigences en matière de capital applicables en Suisse sont déjà parmi les plus strictes au monde.
La Chambre de commerce insiste sur la nécessité pour la Suisse de conserver une grande banque forte, compétitive et dotée d’un réseau international. Une telle institution est essentielle pour l’accès aux marchés mondiaux des capitaux et aux investissements internationaux, et offre des services indispensables à l’économie suisse que d’autres banques ne peuvent pas fournir.
Elle appelle à une approche globale et à un examen sérieux des alternatives, notamment en ce qui concerne le soutien en capital des investissements étrangers. L’objectif est de trouver une solution équilibrée qui renforce la place financière suisse sans compromettre sa compétitivité. « Il faut examiner sérieusement des solutions alternatives efficaces mais proportionnées », conclut la Chambre de commerce.