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La Cour suprême annule les tarifs douaniers radicaux de Trump

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Washington, le 20 février 2025. La Cour suprême des États-Unis a porté un coup dur à l’ancien président Donald Trump en invalidant les droits de douane qu’il avait imposés à l’échelle mondiale, une décision qui pourrait avoir des répercussions économiques majeures et ouvre la voie à des demandes de remboursement massives.

  • La Cour suprême a jugé inconstitutionnel le pouvoir du président de fixer et de modifier unilatéralement les droits de douane, estimant que cette prérogative relève du Congrès.
  • Donald Trump a réagi avec colère, annonçant qu’il imposerait un droit de douane global de 10 % et qu’il explorerait d’autres moyens de mettre en œuvre sa politique commerciale.
  • Plus de 133 milliards de dollars (USD) ont été collectés grâce à ces taxes à l’importation, et l’impact économique estimé sur la prochaine décennie s’élève à environ 3 000 milliards de dollars (USD).

La décision, rendue par six voix contre trois, concerne les droits de douane imposés en vertu d’une loi sur les pouvoirs d’urgence, notamment les droits de douane « réciproques » imposés à presque tous les pays. Il s’agit du premier affront majeur porté au programme économique de Donald Trump directement devant la Cour suprême, qu’il a contribué à façonner en nommant trois juges conservateurs.

La majorité de la Cour a estimé que le président n’a pas le pouvoir constitutionnel de fixer et de modifier unilatéralement les droits de douane, car le pouvoir de taxation appartient clairement au Congrès. Le juge en chef John Roberts a souligné que les rédacteurs de la Constitution n’avaient accordé aucune partie du pouvoir de taxation au pouvoir exécutif. Les juges Samuel Alito, Clarence Thomas et Brett Kavanaugh ont émis des opinions dissidentes, arguant que les tarifs étaient légaux en vertu du texte, de l’histoire et de la jurisprudence.

Donald Trump a exprimé sa « honte » face à la décision, la qualifiant de « profondément décevante » et affirmant que les juges avaient pris la mauvaise décision. Il a toutefois assuré qu’il disposait d’alternatives pour poursuivre sa politique commerciale.

« Leur décision est incorrecte. Mais cela n’a pas d’importance car nous disposons d’alternatives très puissantes. »

Donald Trump

La décision de la Cour ne porte pas sur la question de savoir si les entreprises peuvent obtenir le remboursement des milliards de dollars qu’elles ont collectivement payés en droits de douane. De nombreuses entreprises, dont Costco, ont déjà intenté des actions en justice pour exiger des remboursements. Le juge Kavanaugh a souligné que ce processus pourrait être complexe et chaotique.

L’administration Trump pourrait maintenir un cadre tarifaire en place en utilisant d’autres lois, bien que celles-ci imposent davantage de limites à la rapidité et à la sévérité des actions du président. Néanmoins, Neal Katyal, l’avocat qui a défendu la cause au nom d’un groupe de petites entreprises, a salué la décision comme une « victoire complète et totale » pour les contestataires.

« C’est une réaffirmation de nos valeurs constitutionnelles les plus profondes et de l’idée que le Congrès, et non un seul homme, contrôle le pouvoir de taxer le peuple américain. »

Neal Katyal

La Commission européenne a déclaré qu’elle restait en contact étroit avec l’administration américaine pour obtenir des éclaircissements sur les mesures qu’elle compte prendre en réponse à cette décision et qu’elle continuerait de faire pression en faveur d’une baisse des droits de douane. Plus d’informations sur la réaction de l’Union européenne.

Cette décision intervient malgré une série de victoires à court terme remportées par Trump devant la Cour suprême concernant l’utilisation de pouvoirs d’urgence. L’affaire a suscité un large consensus d’opposition, allant des groupes libertaires aux entreprises, et les sondages d’opinion indiquent que les droits de douane ne sont pas populaires auprès du public. L’administration Trump avait justifié l’imposition de ces droits de douane en invoquant une loi de 1977 sur les pouvoirs d’urgence, mais la Cour a estimé que cette loi ne conférait pas au président le pouvoir de fixer des droits de douane.

Ann Robinson, propriétaire de Scottish Gourmet, a exprimé sa joie après l’annonce de la décision, soulignant que les droits de douane de 10 % sur les produits britanniques avaient mis à rude épreuve son entreprise.

« Il est temps de planifier ma vente « Dites adieu aux tarifs » ! »

Ann Robinson, propriétaire de Scottish Gourmet

Les journalistes Mae Anderson et Steve Peoples de l’Associated Press, ainsi que Mark Sherman et David McHugh, ont contribué à ce reportage.

Pour suivre la couverture de la Cour suprême des États-Unis par l’Associated Press, consultez https://apnews.com/hub/us-supreme-court.

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