Publié le 2024-02-29 16:17:00. Les autorités indiennes justifient la détention préventive d’un activiste du Ladakh, Sonam Wangchuk, en l’accusant d’incitation à la violence et de tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la région.
- L’avocat général adjoint (ASG) Nataraj affirme que Wangchuk est le principal instigateur des troubles violents survenus à Leh l’année dernière.
- Les autorités soulignent que la détention préventive était nécessaire pour éviter une escalade de la situation dans cette zone frontalière sensible.
- La Cour a exprimé des réserves quant au lien direct entre les déclarations passées de Wangchuk et les violences.
L’avocat général adjoint Nataraj a défendu ce vendredi la décision de placer Sonam Wangchuk en détention préventive, arguant que ses actions et ses déclarations constituaient une menace pour la stabilité du Ladakh. Selon l’ASG, Wangchuk a activement incité les jeunes à la protestation en s’inspirant de situations observées au Népal.
« Il a incité les jeunes en donnant des exemples du Népal. Il y a 4 incidents distincts. Chaque incident constitue un terrain distinct. Si l’un tombe, l’autre survit. »
ASG Nataraj
Nataraj a également mis en avant les avertissements de Wangchuk concernant les relations de l’Inde avec le Pakistan et la Chine, ainsi que ses intentions d’utiliser ses contacts à l’étranger pour influencer la politique intérieure.
« Il a averti le gouvernement de ses relations et de son influence à l’étranger. Il a déclaré qu’il utiliserait ses relations à l’étranger pour résoudre nos problèmes intérieurs. »
ASG Nataraj
L’avocat général adjoint a insisté sur le fait que la détention préventive était justifiée par la nécessité d’éviter une nouvelle flambée de violence, rappelant que les troubles de l’année précédente avaient fait quatre morts et 160 blessés, ainsi que des dégâts matériels importants.
« C’est une conséquence évidente de ses activités. Comme indiqué dans l’ordre de détention, 4 personnes sont mortes, 160 ont été blessées ; ils ont incendié des bâtiments. Si l’autorité détentrice n’avait pas pris de mesures préventives, la situation aurait été bien pire. »
ASG Nataraj
Selon Nataraj, la situation est redevenue stable dès la mise en détention de Wangchuk, ce qui prouve l’efficacité de la mesure. Il a également affirmé qu’aucune garantie constitutionnelle n’avait été violée dans cette affaire et que le contrôle judiciaire de la détention était limité.
La Cour a cependant soulevé des questions quant à la pertinence des déclarations antérieures de Wangchuk par rapport aux événements violents de Leh. Les autorités maintiennent que la situation au Ladakh reste fragile et que des mesures préventives sont indispensables pour préserver la paix et l’ordre.
Enfin, l’ASG Nataraj a souligné que l’officier responsable de la détention avait agi conformément à ses obligations et n’avait pas besoin d’attendre d’instructions supplémentaires pour prendre des mesures face à une menace imminente.