Publié le 15 février 2024 à 10h30. Des habitants de Port Arthur se disent pris au dépourvu par la construction d’un gazoduc à proximité de leurs habitations, dénonçant un manque de communication et de transparence de la part des responsables du projet.
- Une famille du quartier Lakeside Plaza a découvert l’installation de balises et d’équipements de construction devant chez elle sans avoir été préalablement informée.
- Les riverains s’inquiètent de l’impact du chantier sur leur environnement, notamment la destruction d’arbres plantés pour atténuer le bruit de l’autoroute.
- La conseillère municipale contactée n’a pas donné suite aux sollicitations des habitants, mais s’est engagée à améliorer la communication concernant les futurs projets de pipelines.
Viola Lewis, résidente du quartier Lakeside Plaza près de l’autoroute 73, témoigne de la surprise et de l’incompréhension suscitées par l’arrivée soudaine des équipes du Trident Intrastate Pipeline. Sa famille, qui habite les lieux depuis trente ans, a constaté l’apparition de panneaux indiquant le tracé du futur gazoduc directement devant leur propriété. « Nous nous sommes réveillés avec des panneaux juste devant notre maison, indiquant où de nouveaux gazoducs seraient installés », explique-t-elle.
La construction du pipeline, d’un diamètre de 26 pouces, a déjà entraîné l’abattage d’arbres que Mme Lewis avait plantés pour réduire les nuisances sonores de l’autoroute. Mais au-delà de cet impact environnemental, c’est le manque de transparence qui la préoccupe le plus.
« Il s’agit d’une communauté et nous aurions dû recevoir des informations dès le départ et avoir la possibilité d’exprimer nos inquiétudes. »
Viola Lewis, résidente de Port Arthur
Mme Lewis déplore un sentiment généralisé d’exclusion et estime que Port Arthur est traitée davantage comme une zone industrielle qu’une véritable communauté.
« L’arrogance de ces gens qui prennent des décisions sans nous en informer est tout simplement horrible et contraire à l’éthique. Nous sommes une communauté et nous sommes des citoyens et nous devons être respectés en tant que tels. »
Viola Lewis, résidente de Port Arthur
Contacté par les riverains, le conseiller Harold Doucet n’a pas répondu à leurs sollicitations. Il a cependant indiqué qu’il s’efforcerait de mettre en place un système d’avis adressés aux habitants situés à proximité des futurs projets de pipelines, via le comité des pipelines de la ville.
Le maire de Port Arthur, Ron Burton, a précisé qu’une audience publique concernant le projet de gazoduc avait été organisée en décembre dernier et qu’elle figure à l’ordre du jour du conseil municipal.