Madrid, le 19 février 2026. L’Espagne observe un recul général des infections respiratoires, selon le dernier rapport du Système de surveillance des infections respiratoires aiguës (SiVIRA), mais la circulation virale reste active, notamment chez les jeunes enfants avec le virus respiratoire syncytial (VRS).
- Le taux national d’infections respiratoires aiguës (IRA) a légèrement diminué, s’établissant à 453,6 cas pour 100 000 habitants.
- L’épidémie de grippe, qui a atteint un pic d’intensité modérée entre la fin de l’année 2025 et début 2026, est désormais en dessous du seuil épidémique.
- Le virus respiratoire syncytial (VRS) reste la principale cause d’hospitalisation pour infection respiratoire aiguë sévère (IRAS), en particulier chez les enfants de moins de cinq ans.
Le rapport SiVIRA, publié par le Centre national d’épidémiologie et l’Institut de santé Carlos III, fait état d’une amélioration de la situation épidémiologique en Espagne au cours de la semaine du 9 au 15 février 2026. Les données recueillies en soins primaires indiquent une baisse du nombre de consultations pour infections respiratoires, bien que la vigilance reste de mise.
Le taux d’infections respiratoires aiguës (IRA) au niveau national s’élève à 453,6 cas pour 100 000 habitants, contre 486,9 la semaine précédente. L’épidémie de grippe, après avoir atteint son pic d’intensité modérée entre les semaines 47/2025 et 03/2026, se situe actuellement en dessous du seuil épidémique, avec un taux de syndrome grippal de 16,4 cas pour 100 000 habitants.
Le SRAS-CoV-2 continue de circuler à des niveaux très faibles, avec 1,7 cas pour 100 000 habitants. Les infections respiratoires dues aux bronchites et bronchiolites chez les enfants de moins de cinq ans sont également en recul, passant de 336,5 à 297,5 cas pour 100 000 habitants.
Concernant la positivité des tests viraux, le rapport SiVIRA révèle une diminution générale : 3,1 % pour la grippe, 1 % pour le COVID-19 et 15 % pour le virus respiratoire syncytial (VRS). L’incidence estimée est de 14,1 cas de grippe, 4,5 de COVID-19 et 68 de VRS pour 100 000 habitants, ce qui témoigne d’un ralentissement de l’activité virale.
Hospitalisations pour infections respiratoires graves
En milieu hospitalier, le taux d’hospitalisation pour infection respiratoire aiguë sévère (IRAS) a diminué à 12,9 cas pour 100 000 habitants, contre 15,4 la semaine précédente. Le VRS reste la principale cause d’hospitalisation, avec une incidence estimée de 3,1 cas pour 100 000 habitants, suivi de la grippe (0,5 cas) et du COVID-19 (0,1 cas).
En termes de gravité, parmi les patients hospitalisés pour la grippe, 22,7 % présentent une pneumonie, 4,3 % sont admis en soins intensifs et 6,1 % décèdent depuis le début de la saison. Pour le COVID-19, ces chiffres sont respectivement de 22,8 %, 4,2 % et 10,8 %. Les cas graves de VRS présentent quant à eux 14,3 % de pneumonie, 8 % d’admissions en soins intensifs et 3,1 % de décès.
Le rapport souligne que, bien que l’activité grippale ait diminué après son pic hivernal, la circulation d’autres virus respiratoires, en particulier le VRS chez les jeunes enfants, demeure importante. La surveillance continue est essentielle pour suivre l’évolution de la saison et orienter les mesures de prévention, telles que la vaccination contre la grippe et la protection des groupes vulnérables.
SiVIRA précise que les chiffres nationaux représentent une moyenne pondérée des communautés autonomes et que l’hétérogénéité des systèmes de surveillance rend difficile la comparaison directe entre les régions.
En conclusion, l’Espagne connaît une amélioration de la situation respiratoire en cette seconde moitié de l’hiver, avec des niveaux d’hospitalisation et de gravité qui restent sous contrôle, même si le VRS continue de représenter un défi pour la population infantile.