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La KU Leuven découvre comment les cellules « dormantes » du cancer du sein peuvent éviter la chimiothérapie

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Publié le 2024-10-26 10:00:00. Des chercheurs de la KU Leuven ont mis au point une méthode innovante pour prévenir la résistance à la chimiothérapie chez les patientes atteintes de cancer du sein. Les travaux, menés en collaboration internationale, ouvrent de nouvelles perspectives pour le traitement de cette maladie.

  • Une nouvelle approche cible la formation des « cellules dormantes » pour contrer la résistance à la chimiothérapie.
  • Les recherches ont été validées en laboratoire, sur des modèles murins et sur des échantillons tumoraux humains.
  • Bien que prometteurs, ces résultats nécessitent des études supplémentaires avant de déboucher sur un nouveau traitement.

Une équipe internationale de chercheurs, menée par le professeur Frederic Lluis Vinas de la KU Leuven (Belgique), a développé une stratégie novatrice dans la lutte contre le cancer du sein. Cette approche vise à agir en amont pour prévenir l’installation de la résistance aux traitements de chimiothérapie, un phénomène courant qui rend les cellules cancéreuses moins sensibles aux médicaments.

La méthode, testée avec succès en laboratoire et sur des souris, a également été validée par l’analyse d’échantillons de tumeurs prélevées sur des patientes sous chimiothérapie. Ces analyses ont corroboré les hypothèses des chercheurs et démontré le potentiel de leur approche.

« Ce qui est intéressant, c’est que nous ne nous concentrons pas seulement sur la résistance (à la chimiothérapie), mais aussi sur sa prévention », explique le professeur Frederic Lluis Vinas. « En comprenant comment se forment les « cellules dormantes », nous pouvons les arrêter avant qu’elles ne s’installent. »

Frederic Lluis Vinas, professeur à la KU Leuven

Ces « cellules dormantes » représentent une menace car elles peuvent survivre au traitement initial et récidiver ultérieurement, souvent sous une forme plus agressive et résistante. En identifiant les mécanismes qui mènent à leur formation, les chercheurs espèrent pouvoir intervenir précocement et ainsi améliorer les chances de guérison à long terme pour les patientes.

Malgré l’optimisme suscité par ces avancées, le professeur Vinas et ses collaborateurs tiennent à souligner qu’un long chemin reste à parcourir avant qu’un nouveau traitement puisse être proposé aux patientes. « De nombreuses recherches sont encore nécessaires », précisent-ils, tout en qualifiant les résultats d’ores et déjà de « prometteurs ».

L’étude a été le fruit d’une collaboration étroite entre plusieurs équipes de la KU Leuven, le Dutch Cancer Institute (Pays-Bas) et l’Institute of Cancer Research (Royaume-Uni). Les conclusions de ces travaux ont été publiées dans la revue scientifique Recherche sur le cancer.

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