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La marche ralentit le déclin cognitif – DiePresse.com

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Publié le 2025-11-05 15:06:00. Une étude américaine de longue haleine révèle qu’un simple objectif de 5 000 pas quotidiens pourrait significativement freiner l’accumulation de la protéine tau dans le cerveau, une avancée prometteuse dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

  • Faire 5 000 pas par jour ou plus permettrait de ralentir l’accumulation de la protéine tau, impliquée dans la maladie d’Alzheimer.
  • Le déclin cognitif moyen est retardé de trois ans chez les personnes effectuant 3 000 à 5 000 pas quotidiens, et de sept ans pour celles dépassant les 5 000 pas.
  • L’augmentation au-delà de 7 000 pas par jour n’apporterait pas de bénéfice supplémentaire significatif.

Alors que les traitements médicamenteux récents, tels que le Donanemab et le Lecanemab, ne montrent qu’un ralentissement limité aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer et n’affectent pas les personnes présentant une double prédisposition génétique liée au gène ApoE4, cette nouvelle recherche publiée dans « Nature Medicine » apporte un éclairage plus optimiste. Elle met en lumière l’importance d’un facteur de style de vie accessible à tous : la marche.

Une équipe de neurologues, sous la direction de Wai-Ying Wendy Yau de l’École de médecine de Harvard, a mené une étude sur une période de 14 ans. Les chercheurs ont suivi des personnes de plus de 50 ans, ne présentant pas encore de troubles cognitifs, en mesurant d’abord la quantité de deux protéines clés – la protéine tau et la bêta-amyloïde – responsables des dépôts cérébraux problématiques. Parallèlement, leurs performances cognitives et leur nombre de pas quotidiens ont été régulièrement évalués.

Les conclusions sont notables : un objectif de 5 000 pas quotidiens s’avère suffisant pour ralentir l’accumulation de la protéine tau. Aucune corrélation n’a cependant été observée avec la protéine bêta-amyloïde. Le déclin cognitif a été significativement retardé chez les participants les plus actifs. Les personnes parcourant entre 3 000 et 5 000 pas quotidiennement ont vu leur déclin cognitif moyen retardé de trois ans par rapport à celles faisant moins de 3 000 pas. Ce délai atteint sept ans pour celles qui dépassent les 5 000 pas.

La question demeure quant à l’efficacité d’autres formes d’activité physique et aux mécanismes précis par lesquels la marche pourrait agir. Il est plausible que le mouvement en soi, combiné à l’orientation spatiale sollicitée lors de la marche, contribue à cette action protectrice contre l’accumulation de la protéine tau. Une objection méthodologique, souvent soulevée pour les études corrélationnelles, suggère que la causalité pourrait être inversée : les personnes déjà en voie de développer une démence marcheraient-elles moins ? Cependant, cette hypothèse semble peu probable au vu de l’observation clinique qui indique une diminution de la mobilité et de l’envie de bouger généralement tardive dans l’évolution des démences.

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