Washington – Le Département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) va lancer une étude approfondie sur la sécurité de la mifépristone, un médicament utilisé pour l’interruption de grossesse, suite à des inquiétudes soulevées par plusieurs procureurs généraux et à une réévaluation des données disponibles. L’annonce, faite le 19 septembre 2025, intervient après une demande de révision des protocoles de sécurité du médicament.
Le secrétaire du HHS, Robert F. Kennedy Jr, et le commissaire de la Food and Drug Administration (FDA), Martin Makary, ont conjointement annoncé que cette étude visera à « déterminer si des modifications sont nécessaires » aux mesures de gestion des risques (Risk Evaluation and Mitigation Strategy, ou REMS) actuellement en vigueur pour la mifépristone. Ils ont précisé que leur décision est motivée par un « manque de considération adéquate » lors des approbations précédentes de ces protocoles.
Cette initiative fait suite à une lettre adressée au HHS par les procureurs généraux de 22 États, qui demandaient une révision complète de la sécurité de la mifépristone. Dans leur courrier, ils citaient des « études récentes soulevant des inquiétudes quant à la sécurité de la mifépristone telle qu’elle est actuellement administrée ». Le HHS a indiqué que ces études ont également pesé dans sa décision de procéder à cet examen.
« Nous avons décidé de mener cette étude pour nous assurer que les femmes ont accès à des informations complètes et précises sur les risques potentiels associés à l’utilisation de la mifépristone », a déclaré le secrétaire Kennedy. Le commissaire Makary a ajouté que l’objectif est de garantir que les protocoles de sécurité en place sont les plus appropriés pour protéger la santé des patientes.
À ce stade, le HHS n’a pas précisé la méthodologie de l’étude ni le calendrier prévu pour la publication des résultats. L’agence s’est toutefois engagée à mener une évaluation rigoureuse et transparente.