Steve Davis, autrefois surnommé le « Monsieur ennuyeux » du snooker, a révélé une carrière post-sportive étonnante et une vie privée mouvementée. Double champion du monde, le Britannique de 67 ans est aujourd’hui un DJ reconnu et une figure de la scène musicale alternative.
- Steve Davis a abandonné les tables de snooker pour les platines, devenant un DJ et musicien reconnu, se produisant dans des festivals et soutenant des groupes célèbres.
- Malgré son image de joueur discret, sa vie privée a connu des turbulences, notamment une séparation d’avec sa femme et des révélations sur une liaison passée.
- L’ancien champion de snooker est également un collectionneur passionné de vinyles et a amassé une fortune considérable, estimée à 26,5 millions de livres sterling.
Surnommé avec une pointe d’ironie le « joueur le plus ennuyeux du monde » durant sa carrière légendaire, Steve Davis a pourtant mené une vie bien éloignée de cette image. Dominant le snooker de la fin des années 1970 aux années 1980, le Britannique a remporté six titres de champion du monde et est resté numéro un mondial pendant sept saisons consécutives. Son approche méthodique et réservée contrastait avec d’autres personnalités plus flamboyantes de l’époque, ce qui lui valut même une parodie sarcastique dans l’émission satirique « Spitting Image ».
Après avoir raccroché sa queue de snooker en 2016, l’ancien prodige a opéré un virage à 180 degrés. Il a troqué le feutre vert pour les scènes de concert, se faisant un nom en tant que DJ et musicien. Passionné de rock progressif et détenteur d’une collection de plus de 10 000 disques vinyles, Davis a formé le groupe électro Utopia Strong et s’est produit aux côtés de Blur, ainsi qu’au prestigieux festival de Glastonbury. Sa programmation pour le Simple Things Festival 2025 a d’ailleurs suscité un vif étonnement et des réactions positives sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se disant « abasourdis » par ce nouveau chapitre de sa vie.
Dans une interview accordée au Mirror, Steve Davis a lui-même qualifié son parcours d' »absurde », confiant son émerveillement face à l’évolution de sa vie : « Je ne savais pas que ma vie allait prendre une telle tournure. On n’en a aucune idée. Ma vie semble avoir été inversée. » Il ajoute que la musique est désormais son « unique drogue ». Cette passion pour la musique ne date pas d’hier, puisqu’il animait déjà une émission sur Phoenix FM dès 1996 et avait participé à l’enregistrement de « Snooker Loopy » avec « The Matchroom Mob ».
Parallèlement à sa reconversion musicale, la vie privée de Steve Davis a également été mouvementée. Marié en 1990 à Judy Greig, hôtesse de l’air sur Concorde, avec qui il a eu deux fils, Greg et Jack, le couple s’est séparé en 2005. Davis a admis que sa dévotion excessive au snooker avait rendu la vie « difficile » et que les sportifs étaient souvent « égoïstes ». Cette séparation est survenue dix ans après que des allégations d’une brève liaison avec une jeune danseuse de 19 ans aient été révélées dans la presse, une affaire que Davis avait minimisée en affirmant que sa crédibilité publique n’en avait pas souffert.
Malgré le pardon de son épouse, le divorce a été prononcé dix ans plus tard. Davis a ensuite entamé une relation de longue durée avec Jeannie Nash, une comptable de seize ans sa cadette.
Grâce à une carrière de snooker exceptionnellement lucrative et à des contrats de sponsoring lucratifs gérés par son manager Barry Hearn, Steve Davis s’est imposé comme le sportif le mieux payé du Royaume-Uni dans les années 1980. Ses gains en tournoi dépassent les 5,6 millions de livres sterling. À cela s’ajoutent ses activités post-carrière dans le commentaire et d’autres entreprises, qui ont considérablement enrichi sa fortune. Sa valeur nette actuelle est estimée à 26,5 millions de livres sterling.