Home Économie ATO oriente des centaines de milliers de contribuables vers un collecteur de dettes privé – y compris des bénéficiaires de l’aide sociale | Impôt

ATO oriente des centaines de milliers de contribuables vers un collecteur de dettes privé – y compris des bénéficiaires de l’aide sociale | Impôt

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Publié le 2025-10-26 16:31:00. Une contribuablessingée financièrement se retrouve sous la menace de poursuites judiciaires de la part de l’Agence fiscale australienne (ATO) suite à une dette modeste, exacerbée par la mobilisation d’un collecteur de dettes privé. Cette situation soulève des questions quant aux pratiques de l’ATO face aux contribuables en difficulté.

  • Suzanne, une femme de 55 ans en situation précaire, a reçu un ultimatum pour régler une dette fiscale de 2 590,33 dollars.
  • Cette somme a été confiée à Recoveriescorp, une société de recouvrement privée mandatée par l’ATO.
  • L’affaire met en lumière les difficultés rencontrées par des milliers de contribuables australiens, dont les dettes sont gérées par des entités privées.

Alors qu’elle luttait déjà pour joindre les deux bouts, notamment en raison de la diminution de ses revenus sur commande durant la pandémie, Suzanne a été plongée dans la panique par une lettre du collecteur de dettes, Recoveriescorp, datée du 15 avril. L’entreprise, mandatée par l’Agence fiscale australienne (ATO), lui a accordé une semaine pour s’acquitter de la somme de 2 590,33 dollars, sous peine de mesures de recouvrement pouvant inclure des poursuites judiciaires.

À 55 ans, Suzanne percevait des allocations de chômage et avait à plusieurs reprises signalé ses difficultés financières au personnel de l’ATO. Malgré cela, la lettre de Recoveriescorp l’a désemparée. « Je n’avais pas d’argent et je ne pouvais pas en trouver, car j’avais tout vendu à peine pour couvrir mes frais de subsistance », explique-t-elle, précisant que seule sa voiture aurait pu couvrir la somme réclamée. Or, ce véhicule était en panne et nécessitait des réparations avant de pouvoir être vendu.

La dette initiale de Suzanne proviendrait de montants trimestriels PAYG (Pay As You Go) manqués au début de la pandémie. Bien qu’elle ait mis en place un plan de paiement hebdomadaire auprès de l’ATO, environ 46 dollars par semaine, sa dette a continué de croître, notamment en raison de versements trimestriels automatiques d’environ 900 dollars tous les trois mois. Son retard dans ses déclarations de revenus, conséquence de ses difficultés financières, a également aggravé la situation. De plus, certains de ses soutiens du « Centrelink » (le système d’allocations australien) lui ont été refusés, accentuant sa détresse.

Guardian Australia révèle que Suzanne n’est pas un cas isolé. Depuis janvier 2024, plus de 355 000 contribuables ont été référés à Recoveriescorp par l’ATO. Cette agence, hébergée par le groupe d’investissement Allegro, a été mandatée par l’ATO pour gérer l’escalade des dettes fiscales survenue durant la pandémie, période pendant laquelle le gouvernement avait demandé à l’agence de faire preuve de clémence.

Le témoignage de Suzanne soulève des interrogations quant à l’utilisation par l’ATO d’un collecteur de dettes privé, dont les méthodes semblent parfois en décalage avec l’engagement public de « soutenir les gens vers des résultats financiers durables grâce à des solutions respectueuses et pratiques ». Un porte-parole d’Allegro a refusé de commenter, invoquant des obligations contractuelles.

« Entre les nombreuses déclarations de revenus et la collecte de preuves, j’aurais pu passer du temps à chercher du travail au lieu d’essayer de corriger une dette, car si je ne le fais pas, le recouvrement m’entraînerait dans des difficultés supplémentaires. »

Suzanne (nom modifié)

Un porte-parole de l’ATO a indiqué que l’agence ne pouvait pas commenter la situation spécifique de Suzanne pour des raisons de confidentialité des contribuables.

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