Un retraité de Heilbronn, en Allemagne, est au centre d’une enquête policière. L’affaire, qui rouvre les plaies d’une énigme criminelle vieille de plusieurs décennies, est liée à l’ADN retrouvé sur plusieurs scènes de crime.
L’enquête a été ouverte suite à de nouvelles investigations concernant le mystère du « Fantôme d’Heilbronn », surnom donné à une criminelle insaisissable dont l’ADN avait été retrouvé sur des scènes de crimes commis entre 1993 et 2008, principalement en Allemagne et en Autriche, ainsi que lors d’un braquage en France, dans le Jura, à Arbois.
L’affaire avait captivé l’opinion publique allemande, mobilisant plus de 100 policiers et générant plus de 1 500 pistes et 2 400 vérifications ADN. Certains médias l’avaient qualifiée de « plus grande énigme criminelle de l’Histoire ». Les forces de l’ordre désignaient la suspecte sous le sigle UWP (Unbekannte weibliche Person, soit « Personne de sexe féminin inconnue »).
En mars 2009, une révélation surprenante avait mis fin à l’enquête : l’ADN retrouvé sur les scènes de crime ne provenait pas d’une seule et même personne, mais d’une contamination des bâtonnets de prélèvement à l’usine de fabrication. L’enquête avait alors été classée.
Les raisons de l’ouverture de cette nouvelle enquête contre le retraité de Heilbronn n’ont pas été divulguées à ce stade. Cependant, elle relance l’intérêt pour cette affaire complexe et souligne les défis liés à l’analyse de l’ADN et à l’identification des criminels.