Publié le 2025-10-07 12:37:00. La campagne de vaccination contre la grippe et la COVID-19 débute cette semaine dans les Asturies, ciblant d’abord les résidents des maisons de retraite avant de s’étendre à l’ensemble de la population de plus de 14 ans. L’objectif est de prévenir les complications liées à ces maladies respiratoires et de réduire leur circulation.
- Vaccination simultanée contre la grippe et la COVID-19.
- Campagne débutant le jeudi 9 octobre dans les établissements pour personnes âgées.
- Extension progressive à toute la population âgée de 14 ans et plus.
Le gouvernement des Asturies lance sa campagne de vaccination hivernale avec une double approche : la protection contre la grippe saisonnière et la COVID-19. Cette initiative vise à immuniser une part significative de la population pour limiter la propagation des virus et prévenir les formes graves de ces pathologies, particulièrement pendant la période hivernale où les infections respiratoires sont plus fréquentes.
La stratégie de vaccination s’articule en plusieurs phases. Dès le jeudi 9 octobre, les résidents des établissements pour personnes âgées seront les premiers concernés. Par la suite, la campagne s’élargira à l’ensemble de la population âgée de 14 ans et plus, avec une priorisation des groupes à risque et des professionnels essentiels. L’administration des vaccins se fera de manière décentralisée, au sein des centres de soins primaires gérés par le Service de Santé de la Principauté (SESPA), et ce, jusqu’à la fin de la saison épidémique. Les personnes éligibles pourront prendre rendez-vous directement dans leur centre de santé.
Le ministère de la Santé des Asturies a prévu la mise à disposition de quatre types de vaccins antigrippaux adaptés aux différents besoins de la population. Au total, près de 386 400 doses sont disponibles, représentant un investissement de 4,7 millions d’euros. La Principauté exhorte la population à se faire vacciner, en particulier les groupes suivants :
- Les personnes âgées de 60 ans et plus.
- Les résidents des établissements pour personnes handicapées et des maisons de retraite, ainsi que les personnes institutionnalisées de longue durée.
- Les personnes atteintes de maladies chroniques, quel que soit leur âge.
- Les femmes enceintes.
- Les personnes vivant avec des individus présentant un déficit immunitaire sévère.
Parallèlement, pour garantir la continuité des services essentiels et réduire l’impact des virus, la vaccination est également recommandée pour :
- Le personnel des établissements de santé et des services sociaux, publics et privés.
- Les professionnels exerçant dans les services publics essentiels, notamment les forces de sécurité de l’État, les forces armées, les sapeurs-pompiers et les services de protection civile.
D’autres groupes spécifiques sont également concernés par les recommandations vaccinales :
- Les enfants âgés de 6 à 59 mois.
- Les personnes de plus de 59 ans présentant des facteurs de risque de complications, tels que les fumeurs.
- Les étudiants en stage dans les centres de santé et les services sociaux.
- Les enfants fréquentant les crèches et les écoles maternelles jusqu’à 6 ans.
- Les personnes ayant une exposition professionnelle directe aux volailles, aux porcs ou aux lapins.
Protection renforcée contre la COVID-19
En parallèle de la campagne antigrippale, la vaccination contre la COVID-19 sera proposée aux personnes présentant un risque accru de développer des formes graves ou de complications en cas d’infection. Sont concernées :
- Les personnes âgées de plus de 70 ans.
- Les personnes particulièrement vulnérables, notamment celles souffrant d’immunosuppression (incluant les déficiences immunitaires primaires, l’infection par le VIH, les traitements immunosuppresseurs, les receveurs de greffes et de thérapies CAR-T).
- Les résidents des établissements pour personnes handicapées, des maisons de retraite et des institutions fermées.
- Toutes les femmes enceintes.
- Les personnes de plus de 12 ans présentant des pathologies à risque (immunosuppression sévère, cancer, diabète, obésité morbide, maladies hépatiques, cardiovasculaires, neurologiques, neuromusculaires, hématologiques, respiratoires, ou encore des troubles cognitifs).
Pour les nourrissons et enfants de six mois à 12 ans, la vaccination sera recommandée pour ceux présentant des conditions associées à un risque accru de maladie grave, telles que l’immunosuppression, les maladies cardiovasculaires ou respiratoires sévères, ainsi que les pathologies neurologiques ou neuromusculaires graves.
Prévention de la bronchiolite
La campagne actuelle inclut également la poursuite de l’immunisation contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les nouveau-nés et les nourrissons, une mesure ayant déjà démontré son efficacité lors des saisons précédentes. Ce virus est une cause majeure de bronchiolite et d’infections des voies respiratoires chez les plus jeunes, mais aussi chez les adultes.
Les enfants considérés à haut risque de développer une forme grave de la maladie due au VRS incluent les bébés nés prématurément (avant 35 semaines de gestation), ceux atteints de cardiopathie congénitale, de dysplasie bronchopulmonaire ou d’autres pathologies prédisposant à la bronchiolite.
La vaccination est également conseillée aux enfants de moins de six mois. Pour ceux nés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2026, la période de vaccination s’étendra jusqu’à la fin de la campagne.
Les nourrissons nés avant le 30 septembre 2025 recevront leur dose dans les centres de soins primaires. Pour ceux nés après cette date, la vaccination pourra être administrée avant leur sortie de l’hôpital. L’objectif est de prévenir environ quatre hospitalisations sur cinq liées à la bronchiolite.