Mis à jour le 05/10/2025 à 13h29. Une sédentarité prolongée, accentuée par nos modes de vie modernes, est un facteur de risque avéré pour les maladies graves et le décès prématuré. Pourtant, une nouvelle analyse suggère qu’un temps d’activité physique plus modeste que ce qui était initialement estimé pourrait suffire à inverser cette tendance inquiétante.
- Le manque d’activité physique et un temps excessif passé assis augmentent le risque de mortalité prématurée.
- Une méta-analyse de 2020 conclut que seulement 30 à 40 minutes d’exercice modéré à vigoureux par jour pourraient suffire à réduire significativement ce risque.
- Les personnes les moins actives présentent un risque de décès jusqu’à 263% plus élevé que les plus actives.
Dans un monde où de nombreux emplois et habitudes quotidiennes nous condamnent à rester assis pendant de longues heures, la question de l’activité physique nécessaire pour contrecarrer les effets néfastes de la sédentarité est primordiale. Si certaines études avançaient la nécessité de 60 à 75 minutes d’exercice par jour, des recherches plus récentes tendent à réviser ce chiffre à la baisse.
Une importante méta-analyse, publiée en 2020 et portant sur les données de plus de 44 000 individus à travers quatre pays, a mis en lumière des conclusions surprenantes. En analysant l’impact de différents niveaux d’activité physique sur le risque de décès – 3 451 décès ayant été enregistrés durant la période d’étude – les chercheurs ont pu modéliser les bénéfices d’un mouvement quotidien. Les participants passaient en moyenne entre 8,5 et 10,5 heures par jour en position assise, leur activité physique modérée à intense variant quant à elle entre 8 et 35 minutes quotidiennes.
Les résultats sont frappants : le groupe présentant le moins d’activité physique et le plus grand temps de sédentarité affichait un risque de décès jusqu’à 263% supérieur à celui du groupe le plus actif. Fait notable, le risque de décès n’augmentait pas de manière significative chez les personnes très actives, même si elles passaient beaucoup de temps assises. L’étude conclut donc que, si le temps passé assis est un facteur de risque majeur lorsqu’il est combiné à une faible activité physique, l’intégration de seulement 30 à 40 minutes d’exercice modéré à vigoureux par jour pourrait suffire à réduire considérablement ce danger, une donnée bien inférieure aux estimations précédentes.