Publié le 24 février 2026. L’incidence du cancer colorectal est en augmentation chez les jeunes adultes à Yogyakarta, en Indonésie, une tendance attribuée principalement à des changements de mode de vie.
Le cancer du côlon, ou cancer colorectal, touche de plus en plus de personnes en âge de travailler. Alors qu’il était autrefois considéré comme une maladie liée à l’âge, les médecins observent une hausse des diagnostics chez les patients de moins de 50 ans.
Le docteur Fadli Robby Amsriza, chirurgien spécialiste à l’hôpital AMC Muhammadiyah de Yogyakarta, confirme cette tendance inquiétante.
« Cela correspond à diverses études récentes qui montrent une augmentation des cas chez les jeunes, atteignant environ 1 à 2 pour cent chaque année. Cette tendance est donc réelle et doit être une préoccupation commune. »
Dr. Fadli Robby Amsriza, chirurgien spécialiste
Selon le Dr Amsriza, cette augmentation n’est pas uniquement due à des prédispositions génétiques. Si l’hérédité joue un rôle, les changements dans les habitudes de vie modernes sont les principaux responsables.
« Les facteurs génétiques existent, mais ils ne contribuent pas à l’augmentation significative que nous observons actuellement. L’alimentation et les activités quotidiennes ont une grande influence. La consommation régulière ou excessive d’alcool, le tabagisme, les aliments brûlés et les aliments ultra-transformés peuvent déclencher une inflammation récurrente dans le gros intestin. Cette micro-inflammation de longue durée est ce qui a le potentiel de déclencher un cancer. »
Dr. Fadli Robby Amsriza, chirurgien spécialiste
Un régime alimentaire pauvre en fibres et riche en sucres, ainsi qu’un manque d’activité physique conduisant à l’obésité, augmentent également le risque de développer un cancer colorectal.
Le cancer colorectal est souvent difficile à détecter à un stade précoce, en particulier chez les jeunes. Un symptôme courant est la présence de sang dans les selles, mais de nombreux patients l’attribuent à tort à des hémorroïdes et ne consultent pas un médecin.
« Souvent, les symptômes ne sont pas perçus car ils sont localisés à l’intérieur. La jeune génération a également tendance à avoir peur de se faire examiner, car elle craint de devoir subir une intervention chirurgicale en cas de diagnostic de cancer. Même si ce n’est pas nécessairement le cas. Le plus important est le dépistage précoce, car le traitement dépend vraiment du stade de la maladie. »
Dr. Fadli Robby Amsriza, chirurgien spécialiste
D’autres symptômes souvent ignorés incluent l’apparition de bosses autour de l’anus et une perte de poids inexpliquée. Malheureusement, la plupart des patients ne consultent un médecin que lorsque la maladie est déjà à un stade avancé.
Le Dr Amsriza souligne que le taux de guérison du cancer colorectal est élevé lorsqu’il est détecté tôt. Dans les premiers stades, les chances de guérison peuvent atteindre 95 pour cent, mais ce chiffre peut chuter en dessous de 50 pour cent si le cancer s’est propagé. Il est donc conseillé d’être attentif aux premiers symptômes, tels que des démangeaisons anales ou des saignements. Un dépistage régulier, par endoscopie inférieure ou coloscopie, est recommandé à partir de 40 ans, en particulier pour les personnes présentant des facteurs de risque.
Pour prévenir le cancer colorectal, le Dr Amsriza recommande une alimentation saine, riche en fibres, et une activité physique régulière.
« Par conséquent, consommez des aliments naturels et peu transformés. Les trois principaux facteurs de prévention du cancer colorectal sont une alimentation saine, un apport adéquat en fibres et une activité physique régulière. »
Dr. Fadli Robby Amsriza, chirurgien spécialiste