Home Économie L’avocat de l’agent de retraite « Momuri » et trois autres avocats et la société d’exploitation envoyés aux procureurs pour suspicion de violation de la loi sur les avocats – Tokyo Press Newspaper Tokyo Press Newspaper

L’avocat de l’agent de retraite « Momuri » et trois autres avocats et la société d’exploitation envoyés aux procureurs pour suspicion de violation de la loi sur les avocats – Tokyo Press Newspaper Tokyo Press Newspaper

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Publié le 6 février 2026 à 15h10. Une affaire de contournement de la loi sur les avocats éclate au Japon, impliquant un cabinet d’avocats, une agence de retraite et des accusations de pratiques commerciales illégales.

  • Jun Kajita, représentant du cabinet d’avocats Ocean, et trois autres personnes ont été inculpés pour violation de la loi sur les avocats.
  • L’agence de retraite « Momuri » est accusée d’avoir illégalement mis en relation des clients avec des avocats en échange de commissions.
  • L’Association du Barreau de Tokyo a exprimé sa vive préoccupation face à cette affaire, qui porte atteinte à la confiance dans la profession juridique.

La police métropolitaine de Tokyo a inculpé le 5 février Jun Kajita, représentant du cabinet d’avocats Ocean (Minato-ku, Tokyo), ainsi que trois autres individus, pour avoir potentiellement enfreint la loi sur les avocats. Les accusations portent sur la manière dont les utilisateurs du service d’agence de retraite « Momuri » étaient orientés vers des avocats pour des conseils juridiques.

Au cœur de l’affaire se trouve Shinji Tanimoto, 37 ans, président de la société de gestion Mormuri Albatross (ville de Yokohama). Il est accusé, avec d’autres, d’avoir fourni des services juridiques à six personnes souhaitant prendre leur retraite entre juillet et octobre 2024, alors qu’il n’est pas qualifié en tant qu’avocat. Les suspects ont déjà été arrêtés pour ces pratiques illégales et auraient reconnu les faits.

La loi sur les avocats interdit formellement aux entités non constituées d’avocats de recommander des clients à des professionnels du droit. Selon l’enquête, Tanimoto et ses associés auraient mis en relation des clients ayant besoin d’assistance juridique – notamment pour des litiges salariaux ou des heures supplémentaires non payées – avec divers cabinets d’avocats. En contrepartie, ces cabinets auraient versé à Albatross la somme de 16 500 yens (environ 100 euros) par personne, présentée sous la forme de « fonds de soutien » et de « frais de commission de publicité ».

La police a également transmis des documents au parquet du district de Tokyo concernant des soupçons similaires impliquant Albatross et deux cabinets d’avocats. Suite à l’arrestation de Tanimoto et d’autres personnes le 3 février, Albatross a suspendu l’acceptation de nouveaux clients et l’offre de consultations gratuites.

Réaction de l’Association du Barreau de Tokyo

L’Association du Barreau de Tokyo a réagi avec fermeté à ces révélations, qualifiant les actions du cabinet Ocean et de son avocat Kajita de « situation véritablement regrettable qui sape la confiance dans les avocats ». L’association a souligné l’importance de sensibiliser le public aux services des agences de retraite et aux dispositions de la loi sur les avocats, afin d’éradiquer les partenariats illégaux.

Elle a déclaré qu’elle traiterait cette affaire avec la plus grande attention et qu’elle continuerait à œuvrer pour garantir la confiance du public dans la profession juridique. L’Association du Barreau Dai-ichi Tokyo a publié une déclaration similaire.

Un avocat spécialisé dans ce type de litiges a souligné l’importance d’une sensibilisation accrue des professionnels du droit :

« Il est également crucial d’informer les avocats. Les honoraires de recommandation peuvent être ajoutés au prix final, ce qui désavantage le client, et les entreprises cherchant à percevoir de tels honoraires peuvent engendrer des problèmes inutiles. »

Les suspects, Tanimoto et ses associés, ont partiellement nié les accusations, affirmant :

« J’ai vérifié auprès de mon avocat et il m’a assuré qu’il n’y avait aucun problème légal, donc je ne pensais pas agir illégalement. »

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