Publié le 22 février 2024. Le Carême, période de réflexion et de renouveau spirituel pour les catholiques, commence ce mercredi. Au-delà de la dimension religieuse, cette période offre une occasion de se recentrer sur ses valeurs et de se questionner sur sa relation à Dieu.
- L’Évangile du premier dimanche de Carême relate les tentations de Jésus dans le désert.
- Le jeûne, en particulier l’abstinence de viande le vendredi, est une pratique traditionnelle du Carême.
- Pour les catholiques LGBTQ+, le Carême est aussi un moment de réflexion sur la conciliation entre un message d’accueil et les discriminations subies.
Le Carême invite les fidèles à se préparer à la célébration de la Résurrection du Christ à Pâques, tout comme l’Avent prépare à Noël. C’est une période propice au renouvellement des promesses baptismales et à une introspection sur la manière de vivre plus pleinement selon les enseignements du Christ.
L’Évangile de cette semaine, tiré de l’Évangile selon Matthieu (4, 1-11), met en scène Jésus confronté aux tentations du diable dans le désert après un jeûne de 40 jours. Le diable tente Jésus de transformer des pierres en pain, mais Jésus répond fermement : « On ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4). Cette réponse souligne l’importance de la spiritualité et de la foi comme sources de vie, au-delà des besoins matériels.
Cette scène offre un parallèle avec la pratique du jeûne pendant le Carême, notamment l’abstinence de viande le vendredi. Se trouver face à des restaurants proposant de la restauration rapide, avec leurs odeurs alléchantes, devient alors une occasion de se demander si l’on doit céder à ses désirs ou imiter le jeûne du Christ pour se rapprocher de Dieu.
Le Carême prend une dimension particulière pour les catholiques LGBTQ+. Souvent marginalisés, tant dans la société que parfois au sein de l’Église, ils sont confrontés à la dissonance entre un message d’accueil professé et les jugements portés à leur encontre. Comme Jésus face au diable, ils peuvent se voir confrontés à une utilisation sélective et déformée des Écritures pour les accuser ou les menacer. Outreach propose des ressources pour une lecture contextuelle de la Bible.
Ces attaques peuvent avoir des conséquences profondes et épuisantes, affectant la relation à Dieu et à la foi. Jésus, en refusant l’interprétation abusive des Écritures par Satan, montre l’importance de se définir non pas par le regard des autres, mais par la manière dont Dieu nous a créés, en tant qu’enfants aimés.
« Jésus nous donne un exemple de ce que signifie savoir que notre valeur personnelle et notre identité proviennent de la manière dont Dieu nous a créés en tant qu’enfants bien-aimés de Dieu. »
L’Évangile d’aujourd’hui invite également à réfléchir aux idoles que l’on érige dans sa vie. Dans un monde où l’attention et l’argent sont constamment sollicités, le Carême peut être un temps pour s’éloigner du tumulte, respirer et se recentrer sur Dieu. Le diable propose à Jésus la gloire et le pouvoir en échange de l’abandon de son Père. Jésus répond en citant le Deutéronome : « Vous adorerez le Seigneur, votre Dieu, et vous le servirez lui seul » (Mt 4, 10).
À l’exemple du Christ, les fidèles sont appelés à renouveler leur alliance avec Dieu, à renoncer à Satan et à s’engager pleinement sur la voie de la foi. Il est essentiel de se libérer de ce qui entrave la relation avec Dieu pendant le Carême, que ce soit par la prière, la méditation ou la contemplation de la nature.
Alors que les jours rallongent et que les températures augmentent, il est temps de se demander : que signifie suivre Dieu ? Comment vivre avec Jésus au quotidien ? Comme le monde se renouvelle au printemps, que ce temps de Carême nous permette de nous épanouir dans une relation renouvelée avec le Dieu qui nous a créés, rachetés et sanctifiés.
Vous pouvez retrouver les lectures du premier dimanche de Carême sur le site de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.
Un exemple de l’impact de ces tensions se retrouve dans la réaction de la population après l’effacement d’une traversée piétonne arc-en-ciel commémorant les victimes du Pulse Nightclub.