On peut offrir des conseils, des ressources et même un accompagnement personnalisé, mais l’adhésion au changement dépend d’une motivation intrinsèque qu’on ne peut imposer. Cette leçon, tirée de l’expérience personnelle et de l’observation professionnelle, souligne l’importance de reconnaître et de respecter le désir individuel.
« Il n’est tout simplement pas intéressé. Je lui ai proposé de lui donner des cours à plusieurs reprises, mais il ne veut pas y aller », a confié un père de famille passionné de baseball, après avoir remarqué le potentiel de l’enfant. L’anecdote, qui remonte à environ six ans, a marqué le début d’une prise de conscience pour l’auteur.
Malgré une conviction sincère de savoir ce qui était le mieux pour son fils, l’insistance répétée n’a fait qu’engendrer des tensions. Avec le recul, il réalise que le talent et les connaissances ne suffisent pas sans une réelle volonté de progresser. « On peut avoir le premier et avoir accès au second. Mais sans désir, rien ne se passe », explique-t-il.
Cette dynamique s’est reproduite plus tard, dans un contexte personnel. En janvier 2025, confronté à un surpoids de plus de 18 kilos (40 livres), il était conscient de la nécessité de changer ses habitudes. Il connaissait même les méthodes à employer, ayant pratiqué une activité physique tout au long de sa vie. Cependant, l’envie lui manquait cruellement.
Un déclic s’est produit lorsqu’il a décidé de couper radicalement ses cheveux, face à la perte progressive qu’il observait. En se regardant dans le miroir après cette action, il a été frappé par son apparence physique et un sentiment nouveau l’a envahi : le désir de se reprendre en main. « À ce moment-là, j’ai pris une décision et je n’ai pas regardé en arrière », témoigne-t-il.
Il a alors combiné ce désir avec des informations précises, une méthode structurée et de la discipline, les quatre éléments essentiels à tout changement durable. Fort de cette expérience, il a naturellement cherché à partager ses connaissances avec son entourage, avec un enthousiasme parfois excessif.
Sa femme lui a rappelé l’élément fondamental qu’il avait oublié : le désir. L’étincelle doit venir de l’intérieur, et on ne peut pas la forcer chez les autres. « On ne peut pas le retourner pour quelqu’un. En fait, je ne suis même pas sûr que vous puissiez le retourner vous-même », constate-t-il.
Alors, comment agir face à ceux qui ne semblent pas motivés ? L’auteur préconise de ne pas renoncer à l’éducation et à la transmission de connaissances, que ce soit en matière de nutrition, de remise en forme ou d’intelligence artificielle (IA). Les responsables informatiques, par exemple, s’efforcent de former leur personnel aux nouveaux outils d’IA afin de maximiser leur potentiel.
Cependant, il est crucial d’éviter de projeter ses propres attentes et désirs sur les autres. L’éducation peut susciter un intérêt chez certains, mais elle ne garantit pas l’action. Une personne interrogée a d’ailleurs souligné qu’une expertise approfondie en informatique n’est pas une condition sine qua non pour la réussite clinique, la médecine restant un domaine de compétences suffisant en soi.
En conclusion, l’auteur recommande de se concentrer sur ceux qui manifestent déjà un intérêt et une motivation intrinsèque. Ce sont eux qui seront les plus réceptifs aux nouvelles connaissances et les plus susceptibles de les mettre en pratique. Tenter d’imposer un changement à quelqu’un qui n’en a pas envie ne profite à personne.