Publié le 9 octobre 2025. La municipalité de Cali avance dans la mise en œuvre de son ambitieux programme d’endettement de 3,5 milliards de dollars, approuvé par le Conseil municipal. Près de la moitié de ce montant a déjà été engagée auprès de quatre institutions financières majeures, ouvrant la voie à des projets de transformation urbaine.
- Un montant de 1 465 milliards de dollars a été contracté auprès de Bancolombia, Davivienda, BBVA et Banco de Occidente.
- Ces fonds sont destinés à financer des investissements d’envergure visant à redynamiser l’infrastructure et le patrimoine de la ville.
- L’exécution des dépenses est progressive, liée à l’avancement des travaux et des projets.
La Direction administrative des finances de Cali confirme des progrès significatifs dans l’utilisation du quota de dette publique approuvé par le Conseil municipal l’année dernière, s’élevant à 3,5 milliards de dollars. Cette enveloppe financière a été allouée pour financer des projets de développement majeurs qui, selon les autorités, devraient métamorphoser le paysage urbain.
John Quinchua, directeur du Trésor de Cali, a précisé que des contrats pour un total de 1 465 milliards de dollars ont d’ores et déjà été signés avec quatre entités financières : Bancolombia, Davivienda, BBVA et Banco de Occidente. Ces fonds, dont les modalités et les taux d’intérêt ont été négociés pour obtenir les meilleures conditions, sont décaissés au fur et à mesure de l’avancement des travaux.
« L’Administration, sous la direction du maire Alejandro Eder, a soumis un projet d’accord à la Mairie de Cali pour étude et a demandé au maire l’autorisation de contracter des emprunts auprès des banques », a rappelé M. Quinchua, soulignant la nécessité de cette démarche pour le développement de la ville. Il a également expliqué le mécanisme de décaissement : les ressources ne sont pas versées en bloc, mais sont attribuées proportionnellement à l’avancement des projets, notamment dans le domaine des infrastructures routières.
À ce jour, les contrats signés comprennent une opération de 365 milliards de dollars avec Bancolombia, suivie d’une autre de 600 milliards de dollars avec Davivienda. S’ajoutent à cela un contrat de 250 milliards de dollars avec BBVA et un autre de montant similaire avec Banco de Occidente, portant le total des engagements contractuels à 1 465 milliards de dollars.
Le processus de budgétisation et de décaissement est en cours. Pour l’opération avec Bancolombia, par exemple, sur les 365 milliards de dollars contractés, 320 milliards de dollars ont été intégrés au budget et seront exécutés et décaissés d’ici la fin de l’année 2025. Le solde sera réparti sur l’année 2026. Ce schéma s’applique aux autres crédits contractés.
Concernant les conditions spécifiques de ces crédits, le Trésor public a mis l’accent sur la recherche des meilleures conditions de marché. Pour le prêt de Bancolombia (365 milliards de dollars), la durée de remboursement est de 12 ans, avec une période de grâce de 3 ans, et un taux d’intérêt de IBR majoré de 1,9 %. Davivienda accorde un prêt de 600 milliards de dollars sur 12 ans avec 3 ans de grâce et un taux de IBR plus 2,48 %.
Les prêts de Banco de Occidente et de BBVA, tous deux de 250 milliards de dollars, présentent des taux d’intérêt légèrement différents : un IBR majoré de 2,50 % pour Banco de Occidente et de 2,41 % pour BBVA. Ces conditions visent à soutenir des investissements sans précédent pour la ville, incluant la réhabilitation du réseau routier, la « route de la salsa » dans le quartier Obrero, et la rénovation du centre historique.
« Les entités territoriales, tout comme la nation, disposent de mécanismes de financement différents », a expliqué M. Quinchua. « Le mécanisme de financement traditionnel est que les citoyens paient des impôts, avec lesquels les gouvernements peuvent investir et concrétiser les propositions faites par les dirigeants. Un autre mécanisme de financement est précisément la dette. […] Nous devons dire aux citoyens que la dette n’est pas mauvaise, il faut évaluer à quoi ressemblent les finances publiques et ce qu’on va faire de cette dette, car il s’agit d’investissements dans les actifs, dans les infrastructures, qui se traduiront également par une plus grande appréciation de la ville à long terme. »