Publié le 24 février 2026 07:31:00. Un diagnostic de cancer n’affecte pas seulement le corps : une étude américaine révèle que les troubles de santé mentale qui surviennent dans l’année suivant le diagnostic augmentent significativement le risque de décès des patients.
Recevoir un diagnostic de cancer est une épreuve physique et émotionnelle. Mais au-delà des traitements, c’est l’impact psychologique qui peut s’avérer déterminant pour l’avenir des patients. Une étude menée par l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) entre 2013 et 2023 met en lumière un lien préoccupant entre troubles de santé mentale et mortalité chez les personnes atteintes d’un cancer.
L’analyse, portant sur 371 189 patients sans antécédents de problèmes psychologiques, a révélé que 39 687 d’entre eux (soit 10,6 %) ont développé un trouble de santé mentale au cours de la première année suivant leur diagnostic. Les chercheurs ont constaté que ces patients présentaient un risque accru de décès de 51 % dans les 1 à 3 années suivantes. Ce risque diminue à 17 % après 3 à 5 ans, puis finit par disparaître.
Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Cancer, soulignent l’importance cruciale d’une détection et d’une prise en charge précoces de la détresse émotionnelle chez les patients atteints de cancer.
« Ces dernières années, nous avons constaté une appréciation croissante de la relation importante entre le cancer, son traitement et la santé mentale », a déclaré le Dr Julian Hong, auteur principal de l’étude.
« Cette étude reproduit nos travaux antérieurs en tirant parti de l’expertise partagée au sein du système de l’Université de Californie, en renforçant la relation entre les problèmes de santé mentale et la mortalité chez les patients atteints de cancer, et en soulignant la nécessité de prioriser et de gérer la santé mentale. »
Dr Julian Hong, Université de Californie à San Francisco
En analysant les données de tous les patients des hôpitaux affiliés à l’UCSF, les chercheurs ont identifié les personnes diagnostiquées avec un cancer entre 2013 et 2023, mais ne souffrant d’aucun trouble de santé mentale documenté avant leur diagnostic. L’étude confirme ainsi la nécessité d’intégrer systématiquement un suivi psychologique dans la prise en charge des patients atteints de cancer.
Pour en savoir plus sur les résultats de l’étude : Cancer.