Le Service de santé (HSE) irlandais lance un appel à la vaccination contre la grippe pour certaines professions exposées, afin de prévenir les risques liés à la grippe aviaire. Le Dr Eamonn O’Moore, directeur de la protection nationale de la santé, souligne l’importance de cette mesure préventive face au risque de transmission zoonotique.
- Le HSE recommande la vaccination gratuite contre la grippe aux personnes en contact régulier avec de la volaille, de la sauvagine ou des porcs.
- Cette mesure vise à protéger ces professionnels du risque accru d’exposition à la grippe aviaire et à la potentielle recombinaison virale.
- La campagne de vaccination cible également les groupes vulnérables, notamment les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies chroniques.
Le Dr Eamonn O’Moore, directeur de la protection nationale de la santé au sein du HSE, a rappelé sur les ondes de la radio RTÉ l’existence d’un risque professionnel spécifique pour les personnes travaillant au contact d’animaux potentiellement porteurs de virus grippaux. Il explique que la transmission de la grippe aviaire aux humains, bien que principalement aviaire, comporte un risque de « mélange » avec la grippe humaine. Si une personne infectée par la grippe humaine A est exposée à la grippe aviaire, il existe une possibilité théorique de recombinaison virale, susceptible de créer de nouveaux variants. C’est pour parer à ce risque que le HSE cherche à vacciner activement les personnes professionnellement exposées.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne de vaccination antigrippale menée par le HSE, qui propose le vaccin gratuitement aux personnes dont la grippe pourrait avoir des conséquences plus graves qu’une simple affection bénigne. Sont ainsi concernés les individus dont le système immunitaire est affaibli, les seniors, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes, les enfants âgés de 2 à 17 ans, le personnel de santé et les personnes s’occupant de personnes fragiles. Le Dr O’Moore insiste : « Le message clé que nous voulons transmettre ce matin à tous ceux qui peuvent être préoccupés ou inquiets à ce sujet est que la meilleure intervention est la vaccination. » Il rappelle que le vaccin constitue la meilleure défense contre les formes graves de la grippe, ses complications et les issues potentiellement fatales.
Concernant l’adoption de la vaccination cet hiver, le Dr O’Moore a qualifié le bilan actuel de « bonne adoption » parmi les principaux groupes démographiques ciblés. Les données disponibles il y a quelques semaines indiquaient que plus de la moitié des résidents d’établissements de soins avaient été vaccinés, ainsi que plus de 40 % des personnes âgées de 60 ans et plus. Cependant, il a nuancé ces chiffres, soulignant qu’ils restaient en deçà des objectifs visés par l’organisme de santé.
Le directeur a également abordé le taux de vaccination parmi les professionnels de santé, qui n’atteignait que 20 % selon des données vieilles de quelques semaines. Reconnaissant ce chiffre comme insuffisant, il a affirmé que des efforts considérables étaient déployés pour l’augmenter. « Nous encourageons tous nos collègues à rendre les vaccins disponibles dans les cliniques et les hôpitaux. Ils sont également disponibles auprès des médecins généralistes et des pharmacies », a-t-il conclu, réitérant la disponibilité du vaccin et son importance capitale pour la protection de la santé publique.