Home Économie Le PDG d’une entreprise irlandaise a utilisé l’argent de l’entreprise pour embaucher des filles sélectionnées sur des sites Web illicites, selon un tribunal

Le PDG d’une entreprise irlandaise a utilisé l’argent de l’entreprise pour embaucher des filles sélectionnées sur des sites Web illicites, selon un tribunal

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Une bataille juridique secoue le monde de l’édition logicielle en Irlande. La directrice des opérations de HansaWorld, Jennifer O’Carroll, accuse le PDG Karl Bohlin de mauvaise gestion et de dépenses personnelles excessives, le plaçant même en tête de ses priorités pour trouver une petite amie. Elle demande sa réintégration à ses postes après avoir été suspendue.

  • La directrice des opérations de HansaWorld, Jennifer O’Carroll, allègue que le PDG Karl Bohlin a fait de la recherche d’une petite amie sa « plus grande priorité », détournant des fonds pour des dépenses personnelles et la location de logements à l’étranger pour des femmes non qualifiées.
  • Mme O’Carroll a été suspendue de ses fonctions d’administratrice et de secrétaire de la société, une décision qu’elle conteste devant la Haute Cour de Dublin, demandant sa réintégration et la fin d’une ingérence présumée dans ses responsabilités de directrice des opérations.
  • La salariée affirme que le PDG a utilisé les ressources de l’entreprise pour rechercher des compagnes sur des sites illicites, a dépensé 100 000 € avec sa carte professionnelle, dont 40 000 € chez un joaillier pour une femme hébergée à Dubaï, entraînant des retards de paiement des salaires.

L’affaire a été portée devant la Haute Cour de Dublin par Jennifer O’Carroll, qui accuse Karl Bohlin, également PDG du groupe logiciel multinational HansaWorld, de dilapider les finances de l’entreprise pour sa vie amoureuse. Selon une déclaration sous serment, Mme O’Carroll aurait été témoin de dépenses extravagantes et de l’utilisation des ressources humaines de l’entreprise pour des recherches personnelles par M. Bohlin.

Elle détaille que durant les mois précédant le litige, le PDG se serait concentré sur sa vie sentimentale, déclarant que trouver une petite amie était sa priorité absolue. Il aurait même utilisé le personnel pour évaluer des candidates sur des « sites Web illicites ». Malgré l’opposition du conseil d’administration, M. Bohlin aurait insisté pour embaucher des femmes sans qualification appropriée, finançant la location de logements à Dubaï et en Chine, et invoquant son droit d’actionnaire majoritaire.

Mme O’Carroll souligne également l’irrégularité de la présence de M. Bohlin au travail, ses difficultés avec l’alcool, se décrivant comme un « alcoolique fonctionnel », et le manque de réponse aux employés durant des périodes prolongées. Elle révèle que les flux de trésorerie de l’entreprise sont devenus préoccupants, obligeant les cadres supérieurs à accorder des prêts, tandis que M. Bohlin continuait ses dépenses au profit de ses compagnes.

La situation a atteint un point de rupture lorsque, en septembre, M. Bohlin a dépensé 100 000 € avec sa carte d’entreprise, dont 40 000 € chez un joaillier pour la femme qu’il hébergeait à Dubaï. Face aux inquiétudes soulevées, il aurait rétorqué qu’il s’agissait de « son argent ». Parallèlement, faute de liquidités, les employés recevaient leur salaire avec une semaine de retard en moyenne.

Une dispute par messagerie instantanée, le 26 septembre, a marqué une escalade. M. Bohlin y aurait traité Mme O’Carroll de « folle » et lui aurait dit qu’il devait « la laisser partir » car elle ne suivait pas ses « ordres ». Par la suite, une proposition de licenciement mutuel a été formulée, mais Mme O’Carroll n’a pas accepté la suppression de sa « prime du conseil d’administration », un élément crucial de sa rémunération.

Début octobre, M. Bohlin aurait pris des mesures pour l’écarter de l’entreprise, la suspendant de ses fonctions d’administratrice et restreignant son accès aux ressources financières et informatiques. Des allégations vagues concernant une éventuelle procédure disciplinaire pour faute grave ont également été évoquées devant le tribunal. Mme O’Carroll soutient qu’il n’existe aucune justification à de telles accusations et qu’aucun problème de performance n’a jamais été soulevé à son encontre. Elle craint que la nouvelle de sa suspension, déjà diffusée dans le secteur du logiciel, n’ait terni sa réputation professionnelle, qu’elle entend défendre par cette procédure judiciaire.

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