Publié le 2025-10-18 12:00:00. Le célèbre photographe Joël Meyerowitz partage sa passion pour l’art et la photographie avec sa fille, Ariel Meyerowitz, conseillère artistique. Leur complicité se manifeste lors de visites d’expositions, où ils échangent sur leurs visions respectives, comme en témoigne leur récente visite à l’œuvre de l’artiste suisse Ugo Rondinone.
Dès son plus jeune âge, Ariel Meyerowitz a baigné dans l’univers de la photographie, suivant son père, Joël Meyerowitz, appareil Olympus XA en main. Ce dernier projetait des diapositives de ses clichés à sa fille, partageant ainsi sa manière de voir le monde. « En le regardant parcourir les diapositives, j’ai appris non seulement à regarder le monde, mais aussi à le voir vraiment, à remarquer la relation entre les gens et le lieu, la couleur de tout, et l’humour ou le caractère poignant de tout cela », se souvient Ariel.
Pour le grand public, Joël Meyerowitz est l’emblématique photographe américain, un père décrit par sa fille comme « perpétuellement créatif, présent et aimant ». L’image capturée lors de l’exposition « The Rainbow Body » d’Ugo Rondinone illustre parfaitement cette dynamique intergénérationnelle : Joël photographie Ariel, qui, à son tour, le photographie lui-même ainsi qu’une sculpture de l’artiste suisse.
Malgré un emploi du temps souvent chargé lors de ses visites à New York depuis son domicile londonien, Joël Meyerowitz consacre systématiquement une journée à des sorties culturelles avec sa fille. « C’est un conférencier captivant et éloquent avec une connaissance approfondie de la photographie et de l’histoire de l’art. Nous avons toujours un grand échange de commentaires et d’opinions. Nous sommes souvent d’accord, mais il y a certainement des moments où nous ne le sommes pas », explique Ariel.
Concernant l’exposition de Rondinone, père et fille ont tous deux apprécié cette « expérience immersive et vibrante ». Joël Meyerowitz souligne sa démarche lors de la photographie d’œuvres d’art : « Lorsque je photographie de l’art, je m’efforce toujours de maintenir l’intégrité de l’œuvre et de ne pas la représenter différemment de ce que l’artiste avait prévu. » Il ajoute que l’iPhone a « magnifiquement rendu la couleur de Rondinone ».