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Le poids à la naissance comme facteur de risque : découverte d’un lien avec la sclérose en plaques

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Publié le 18 février 2026 à 07h38. Une étude norvégienne révèle un lien entre le poids de naissance et le risque de développer une sclérose en plaques à l’âge adulte, avec un risque accru pour les bébés nés avec un poids plus élevé et un risque diminué pour ceux nés avec un poids plus faible.

  • Les nouveau-nés ayant un poids de naissance supérieur au 90e percentile présentent un risque plus élevé de développer une sclérose en plaques (SEP) à l’âge adulte.
  • Un faible poids de naissance, inférieur au 10e percentile, est associé à un risque réduit de SEP.
  • L’étude, basée sur les données de plus d’un million de naissances en Norvège, suggère un lien statistique établi dès la naissance.

Une nouvelle étude publiée dans la revue JAMA Neurology met en lumière une corrélation inattendue entre le poids de naissance et le développement ultérieur de la sclérose en plaques. Les chercheurs ont analysé les données de 1 303 802 naissances vivantes enregistrées en Norvège entre 1967 et 1989, incluant finalement 1 166 731 personnes suivies jusqu’en 2009. Parmi celles-ci, 4 295 ont reçu un diagnostic de SEP.

Les résultats indiquent que les bébés nés avec un poids supérieur au 90e percentile – c’est-à-dire que seuls 10 % des nouveau-nés du même âge sont plus lourds – présentent une probabilité accrue de développer la maladie à l’âge adulte. À l’inverse, les enfants nés avec un poids inférieur au 10e percentile semblent bénéficier d’une protection, affichant un risque réduit de SEP.

Pour expliquer ces différences, les scientifiques avancent l’hypothèse d’une influence de l’indice de masse corporelle (IMC) tout au long de l’enfance. Un poids de naissance élevé est souvent associé à une prise de poids rapide et à l’obésité infantile, un facteur de risque connu pour la SEP. Concernant les enfants de faible poids à la naissance, des études antérieures ont mis en évidence un IMC infantile généralement plus faible, ce qui pourrait contribuer à leur protection. Il est également possible qu’une période critique du développement précoce soit particulièrement sensible à l’influence de la masse grasse sur le risque de SEP, et que les changements ultérieurs de l’IMC ne parviennent pas à compenser cet effet initial.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune chronique qui affecte le système nerveux central. Elle se caractérise par une attaque du système immunitaire contre la myéline, l’enveloppe protectrice des fibres nerveuses, perturbant ainsi la transmission des signaux nerveux. Les symptômes courants incluent des troubles de la vision, des problèmes sensoriels, une faiblesse musculaire et une fatigue intense. Bien qu’il n’existe pas de remède à ce jour, des traitements modernes permettent de gérer la maladie et d’en atténuer les symptômes.

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