Publié le 2024-11-05 17:05:00. Le procès de Stephen McCullagh, accusé du meurtre de sa compagne enceinte, Natalie McNally, a été reporté à janvier prochain. La cour a exprimé sa déception face aux retards, invoquant la découverte de nouveaux éléments de preuve par la défense.
- Le procès, initialement prévu pour commencer cette semaine à Belfast, n’aura pas lieu avant le 26 janvier.
- De nouveaux éléments juridiques présentés par la défense ont nécessité un temps d’analyse supplémentaire.
- La famille de la victime, présente à l’audience, a exprimé son souhait de voir le procès se dérouler rapidement et équitablement.
Le juge Kinney a fait part de sa « déception et frustration » mercredi, lors d’une audience à la Crown Court de Belfast. Stephen McCullagh, accusé du meurtre de sa compagne enceinte, Natalie McNally, en Comté d’Armagh, comparaissait devant le tribunal. Le procès, qui devait débuter lundi, a été ajourné.
Des membres de la famille McNally étaient présents dans le public, tandis que l’accusé, vêtu d’un pull gris et d’un jean, est apparu sur le banc des accusés, accompagné de gardiens de prison. Il nie les faits qui lui sont reprochés.
Natalie McNally, âgée de 32 ans, aurait été poignardée à son domicile de Silverwood Green, Lurgan, dans la nuit du 18 décembre 2022. Au moment des faits, elle était enceinte de 15 semaines. Son corps sans vie n’a été découvert que le lendemain. Les blessures graves qu’elle a subies à la tête et au cou témoignent de la violence des agressions.
Le procès, d’une durée estimée à cinq semaines, a été retardé par des arguments juridiques présentés par la défense. L’avocat de Stephen McCullagh, John Kearney, a soulevé l’importance de l’analyse de nouveaux éléments, dont la disponibilité d’experts pourrait prendre « des semaines ».
Le juge Kinney a souligné que l’affaire était « largement gérée » et qu’il espérait voir un jury sélectionné cette semaine. Il a néanmoins reconnu que la défense n’avait pas encore eu le temps d’examiner pleinement les nouvelles preuves. « Plusieurs milliers de pages doivent être revues », a indiqué le juge, précisant que, quelle qu’en soit la raison, la défense se trouvait face à une masse d’informations « significatives et pertinentes », fait accepté par l’accusation.
Le magistrat a insisté sur son devoir d’assurer un procès équitable pour toutes les parties, y compris l’accusé, l’accusation et, particulièrement, la famille de la victime. Il a estimé que la défense avait besoin de l’opportunité d’examiner et de tester ces nouveaux documents. Le juge a exprimé sa sympathie envers la famille McNally, comprenant leur souhait d’une résolution rapide du procès, tout en affirmant que la « nécessité d’un procès équitable commande un ajournement de la date actuelle ».
Il a également jugé « irréaliste » de pouvoir inscrire le procès avant les vacances de Noël, et a donc fixé une nouvelle date de début des audiences au 26 janvier. D’autres audiences de révision sont prévues d’ici là pour tenter de clarifier la situation.