Home Santé Le régime alimentaire « Eco et naturel » réduit le risque de cancer, de maladies cardiaques et de mort précoce

Le régime alimentaire « Eco et naturel » réduit le risque de cancer, de maladies cardiaques et de mort précoce

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Un nouveau rapport de la Commission Eat-Lancet 2025, baptisé « régime de santé planétaire », révèle qu’une alimentation axée sur les végétaux et limitée en produits animaux pourrait sauver jusqu’à 15 millions de vies par an. Cette approche alimentaire ambitieuse promet de réduire significativement les risques de décès prématurés et de maladies chroniques, tout en contribuant à la protection de l’environnement.

  • Un régime à base de fruits, légumes, céréales complètes et légumineuses, avec une consommation modérée de viande rouge, volaille et poisson, est associé à une diminution de 27 % du risque de mortalité précoce.
  • Ce type d’alimentation permettrait également de réduire l’incidence de maladies graves comme les maladies cardiaques, les cancers et le diabète.
  • Au-delà des bénéfices sanitaires, cette transition alimentaire a un impact positif majeur sur la planète, notamment en diminuant les émissions de gaz à effet de serre.

Le « régime de santé planétaire », tel que défini par la Commission Eat-Lancet 2025, préconise une répartition spécifique des groupes d’aliments. Il s’agit de privilégier les céréales complètes (environ 150 g par jour, soit 3 à 4 portions), les fruits et légumes (au moins 500 g par jour, soit 5 portions minimum), ainsi que les noix (25 g par jour, 1 portion) et les légumineuses comme les lentilles, haricots et pois chiches (75 g par jour, 1 portion). En parallèle, la consommation de viande rouge est limitée à 200 g par semaine (1 fois), la volaille à 400 g par semaine (2 fois) et le poisson à 700 g par semaine (2 fois). Les œufs sont autorisés à raison de 3 à 4 unités hebdomadaires, tandis que les produits laitiers ne devraient pas dépasser 500 g par jour. Le rapport insiste également sur la nécessité de limiter strictement les sucres ajoutés, les graisses saturées et le sel, particulièrement ceux issus des aliments transformés.

Les experts soulignent que l’adoption de ce régime présente un double avantage : une amélioration notable de la santé individuelle et une contribution significative à la préservation de notre environnement. La diminution de la consommation de viande rouge, par exemple, a des répercussions positives directes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une meilleure gestion des ressources en terre et en eau, et la protection de la biodiversité. Les signataires du rapport estiment que si le monde entier s’engageait dans cette voie alimentaire et que des politiques climatiques robustes étaient mises en œuvre, les émissions mondiales de carbone pourraient être divisées par deux, ce qui équivaudrait à l’arrêt complet de toutes les centrales électriques au charbon.

« Ce régime représente l’une des manières les plus sûres de réduire le risque de cancer, en particulier chez les patients après un diagnostic », a affirmé le Dr Helen Croker du World Cancer Research Fund. Johan Rockström, coprésident du comité, a quant à lui insisté sur la portée systémique de cette démarche : « La manière dont nous produisons et consommons les aliments affecte non seulement notre santé, mais aussi l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, la terre que nous cultivons et la dignité des travailleurs. »

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