Publié le 21 février 2026 à 13h32. Le Royaume-Uni a enregistré un excédent budgétaire record en janvier 2026, une performance inattendue qui soulève des questions sur la pérennité de cette situation favorable, alors que la croissance économique reste fragile.
- Le gouvernement britannique a affiché un excédent budgétaire de 30,4 milliards de livres (environ 34,8 milliards d’euros) en janvier 2026.
- Cette performance est due à une augmentation des recettes fiscales et à une diminution des coûts de financement, notamment grâce à la baisse des taux d’intérêt.
- Malgré cet excédent, la croissance économique britannique reste inférieure aux prévisions, ce qui pourrait impacter les futurs plans de dépenses publiques.
Le Royaume-Uni a surproné les observateurs en janvier en enregistrant son plus important excédent budgétaire à ce jour. Ce résultat, qui s’élève à 30,4 milliards de livres (environ 34,8 milliards d’euros), dépasse les attentes et témoigne d’une amélioration notable des finances publiques, selon Sky News.
Cet excédent, supérieur de 15,9 milliards de livres (environ 18,2 milliards d’euros) à celui de janvier 2025, s’explique principalement par une forte hausse des recettes fiscales, notamment issues de l’impôt sur le revenu auto-cotisé et des plus-values. La baisse des taux d’intérêt a également contribué à cette situation favorable, permettant au gouvernement de réaliser des économies de 5 milliards de livres (environ 5,72 milliards d’euros) sur le coût de la dette par rapport à l’année précédente.
Si les analystes saluent cette évolution positive, ils soulignent que les objectifs budgétaires de la secrétaire au Trésor, Rachel Reeves – qui vise à réduire la dette publique et à équilibrer le budget d’ici 2030 – sont fragilisés par une croissance économique plus faible que prévu. Un ralentissement économique prolongé pourrait entraîner une diminution des recettes fiscales et limiter les marges de manœuvre budgétaires.
Il est important de noter que l’excédent de janvier pourrait être en partie dû à des facteurs conjoncturels, notamment le calendrier des paiements de l’impôt sur le revenu auto-cotisé. Il ne s’agit donc pas nécessairement d’une tendance durable.
Néanmoins, d’autres indicateurs économiques sont encourageants. Les ventes au détail ont connu un rebond significatif en janvier, avec une augmentation de 1,8 %, la plus forte hausse mensuelle depuis mai 2024. Ce dynamisme est porté par les ventes en ligne, en particulier dans les secteurs de la bijouterie, de l’art, du mobilier et de la technologie. Ces chiffres suggèrent une amélioration de la confiance des consommateurs et pourraient signaler une accélération de la croissance économique à mesure que l’incertitude diminue.
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