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le test de l’Université de Pise et le protocole de guérison

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Publié le 2025-11-07 00:27:00. Face à un stress chronique potentiellement délétère pour la santé, des chercheurs de l’Université de Pise et de la maison de retraite San Rossore développent une méthode innovante pour en mesurer précisément le niveau via une analyse des ongles.

  • Le stress chronique, à la différence du stress aigu, peut entraîner une inflammation persistante dans l’organisme, augmentant le risque de pathologies graves.
  • Une équipe multidisciplinaire de la maison de retraite San Rossore a élaboré un protocole visant à prévenir et combattre le stress par une approche intégrée.
  • Une étude explore la mesure du stress chronique par l’analyse du taux de cortisol présente dans les ongles, offrant une perspective objective et rétrospective.

Le stress, lorsqu’il s’installe durablement, peut se muer en véritable maladie, engendrant un cercle vicieux où les symptômes renforcent l’état de tension. Pour mieux appréhender et combattre ce fléau contemporain, une collaboration scientifique unique voit le jour entre la maison de retraite San Rossore de Pise et l’Université de Pise. L’objectif : développer un test d’ongle révolutionnaire capable de quantifier le niveau de stress chronique d’un individu.

Les dangers du stress chronique et comment les prévenir

Quels mécanismes biologiques sont activés par le stress, à court et à long terme ? Comment le prévenir, le combattre et, surtout, en mesurer l’intensité ? Face à ces questions, les spécialistes de l’établissement pisan ont conçu un protocole multidisciplinaire. Ils préconisent une approche globale, allant de l’alimentation anti-stress à l’importance capitale du sport, de la méditation, ainsi qu’à la culture des loisirs et des relations amicales.

Les experts rappellent que le corps réagit aux situations de stress, aigu comme chronique, par la libération de cortisol, communément appelée « hormone du stress ». « Dans le cas d’un stress aigu, le cortisol libéré agit comme un agent réparateur, neutralisant l’inflammation et restaurant l’équilibre naturel », expliquent les spécialistes. « En revanche, lors d’un stress chronique où le cortisol est sécrété sur de longues périodes, son rôle se métamorphose : il devient pro-inflammatoire, créant un état inflammatoire permanent et exposant l’organisme à des risques de pathologies sérieuses. »

L’endocrinologue Fausto Bogazzi souligne que pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le stress chronique constitue un état pré-pathologique, au même titre que l’épuisement psycho-physique, connu sous le nom de burnout. « Face à une charge excessive, un système ancestral, présent chez les animaux comme chez l’homme, s’active », précise-t-il. « Ce système, initié par le cerveau, entraîne une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la pression artérielle et du glucose. À court terme, cette activation nous aide à surmonter les difficultés. » Cependant, « cette sollicitation prolongée, particulièrement chez les individus sensibles au stress, engendre des complications qui aggravent paradoxalement l’état de stress : insomnie, anxiété, dépression, hypertension, et jusqu’aux maladies cardiovasculaires », alerte le médecin.

« Dans notre époque, le stress est devenu un compagnon quasi permanent pour beaucoup d’entre nous », analyse Fausto Bogazzi. « Entre le travail, les relations personnelles, notre bien-être émotionnel et physique est constamment mis à l’épreuve au quotidien. Les sources de stress sont multiples aujourd’hui : stress professionnel, contraintes financières, problèmes de santé, et même les compétitions sportives ou scolaires. Personne, pas même les enfants, n’échappe à cette réalité », insiste l’endocrinologue, appelant à une prise de conscience collective et à la reconnaissance des signes de stress, y compris dans notre entourage.

Un nouveau protocole anti-stress

C’est dans ce contexte que la maison de retraite San Rossore, en collaboration avec le Dr Bogazzi, le psychologue clinicien Ciro Conversano, le directeur de la santé Giovanni Gravina et la directrice du Village sportif de San Rossore, Simone Casarosa, a mis au point un protocole novateur. L’objectif est de proposer des solutions pour faire face aux conditions de stress qui menacent la santé et le bien-être.

« Il est essentiel d’engager une démarche intégrée pour vaincre ou prévenir le stress », commente Fausto Bogazzi. « Notre but est de réduire l’inflammation chronique causée par le stress, responsable de nombreuses complications, et de renforcer notre résilience face à celui-ci. Nous devons nous concentrer sur des aspects cruciaux : l’intestin, les hormones, l’activité physique, la nutrition et la pleine conscience. Les événements stressants font partie de la vie, mais nous pouvons apprendre à les gérer et à en sortir plus forts. Il est primordial d’identifier les sources de stress et d’adopter les bonnes stratégies pour préserver notre bien-être physique. » Pour parvenir à une vie plus sereine et améliorer notre santé globale, un soutien précieux est offert par une équipe multidisciplinaire composée d’endocrinologues, de nutritionnistes, de coachs sportifs et de psychologues.

« L’intégration d’éléments naturels aux propriétés anti-inflammatoires dans notre alimentation, tels que les acides gras oméga-3, constitue un soutien fondamental pour la prévention et la gestion du stress chronique », soulignent les experts. « La modulation du microbiote intestinal grâce à des probiotiques spécifiques, une activité physique régulière, la pratique de la pleine conscience, ainsi que le développement des loisirs et des relations interpersonnelles viennent compléter cette approche holistique. »

Le cortisol, clé de mesure du stress

« Concernant l’évaluation du stress », précisent les spécialistes toscans, « il est aujourd’hui fondamental de combiner l’évaluation psychologique, réalisée au moyen de questionnaires spécifiques, avec une mesure objective du stress chronique. » Une étude scientifique en cours, menée par l’Université de Pise avec la participation de Fausto Bogazzi et Ciro Conversano, s’inscrit dans cette démarche. Dans un « futur proche », elle vise à établir « une méthode rigoureuse et fiable pour mesurer le stress ». « Grâce à l’examen des ongles, il sera possible de déterminer, en termes de mois et de manière rétrospective, la présence du cortisol dans l’organisme et son niveau », explique le projet, proposant ainsi « d’utiliser ces données comme un indicateur du stress chronique. »

« Mesurer l’hormone du stress est une nécessité à l’échelle mondiale », concluent les chercheurs de la maison de retraite San Rossore, « étant donné que l’exposition permanente à un état inflammatoire peut s’avérer néfaste pour la santé de tous. C’est pourquoi les résultats apportés par les chercheurs de l’Université de Pise représenteront une avancée majeure dans la prévention et le traitement de toutes les pathologies déclenchées par un état inflammatoire chronique lié au stress. »

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