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Le vaccin universel progresse et pourrait révolutionner la médecine

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Publié le 24 février 2026. Des chercheurs de Stanford Medicine ont mis au point un vaccin universel administré par voie intranasale, capable de protéger contre un large éventail de virus respiratoires, de bactéries et même d’allergènes, ouvrant la voie à une immunité durable et simplifiée.

  • Une équipe de Stanford Medicine a développé un vaccin universel testé avec succès sur des souris, offrant une protection étendue contre divers agents pathogènes respiratoires.
  • Ce vaccin, administré par pulvérisation nasale, stimule à la fois l’immunité innée et adaptative, assurant une protection prolongée des poumons.
  • Les essais sur des souris ont démontré une efficacité contre le SARS-CoV-2, d’autres coronavirus, des infections nosocomiales courantes et les acariens, un allergène fréquent.

Une nouvelle approche vaccinale, distincte des méthodes traditionnelles, a été développée par des scientifiques de Stanford Medicine aux États-Unis. Contrairement aux vaccins conventionnels qui imitent des parties spécifiques d’un agent pathogène, cette nouvelle formule émule les signaux de communication utilisés par les cellules immunitaires lors d’une infection. Cette stratégie innovante active simultanément les deux branches du système immunitaire – l’immunité innée et l’immunité adaptative – créant une boucle de rétroaction qui maintient une réponse immunitaire large et durable.

L’immunité adaptative, qui est au cœur des vaccins actuels, produit des agents spécialisés tels que les anticorps et les lymphocytes T, capables de cibler et de mémoriser des agents pathogènes spécifiques pendant des années. L’immunité innée, quant à elle, s’active en quelques minutes après une nouvelle infection, mais sa durée est généralement limitée à quelques jours avant de laisser la place à l’immunité adaptative. L’équipe dirigée par Bali Pulendran s’est concentrée sur le renforcement de l’immunité innée.

Les recherches suggèrent que l’immunité innée peut, dans certaines circonstances, persister plus longtemps qu’on ne le pensait. Le nouveau vaccin, actuellement désigné par le nom de GLA-3M-052-LS+OVA, imite les signaux émis par les cellules T (un type de globules blancs) pour stimuler directement les cellules immunitaires innées des poumons. Il contient également un antigène inoffensif, une protéine d’œuf appelée ovalbumine, qui attire les lymphocytes T dans les poumons, maintenant ainsi la réponse immunitaire innée pendant des semaines, voire des mois.

Lors des expériences menées sur des souris, une simple goutte du vaccin administrée par voie nasale, parfois complétée par plusieurs doses espacées d’une semaine, a conféré une protection contre divers virus respiratoires. Les souris vaccinées et exposées à un virus respiratoire ont été protégées contre la perte de poids drastique, un signe de maladie, et contre la mort. Leurs poumons sont restés sains, sans inflammation ni accumulation virale. Le vaccin s’est avéré être un « double coup dur » : la réponse innée prolongée a réduit de 700 fois la quantité de virus dans les poumons, et les virus ayant échappé à cette première ligne de défense ont rencontré une réponse adaptative rapide dans les poumons.

Les chercheurs ont également testé le vaccin contre des infections respiratoires bactériennes, notamment Staphylococcus aureus et Acinetobacter baumannii. Les souris vaccinées ont également été protégées contre ces infections pendant environ trois mois, selon les mêmes sources. En ce qui concerne les allergies, l’équipe a exposé les animaux à une protéine provenant des acariens, un déclencheur courant de l’asthme allergique. Les souris vaccinées ont conservé des voies respiratoires dégagées.

Les chercheurs envisagent désormais de tester le vaccin sur des humains, en commençant par un essai de sécurité de phase I, suivi, si les résultats sont positifs, d’un essai à plus grande échelle. Pulendran estime que deux doses de pulvérisation nasale pourraient suffire à assurer une protection chez l’homme. Avec un financement adéquat, il prévoit qu’un vaccin respiratoire universel pourrait être disponible dans cinq à sept ans.

PEU (EFE, Science, Stanford Medicine)

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