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Le Venezuela adopte une loi d’amnistie limitée

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Publié le 20 février 2026 à 03h27. Le Parlement vénézuélien, dominé par le parti au pouvoir, a adopté une loi d’amnistie qui pourrait conduire à la libération de centaines de prisonniers politiques, une mesure perçue comme une tentative de désamorcer les tensions et de répondre aux appels internationaux.

  • Une loi d’amnistie a été approuvée au Venezuela, ouvrant potentiellement la voie à la libération de nombreux prisonniers politiques.
  • L’adoption de cette loi est considérée comme une reconnaissance implicite de la détention de personnes pour leurs opinions politiques.
  • Des exceptions sont prévues, notamment pour ceux accusés d’incitation à la violence contre l’État, ce qui pourrait exclure des figures de l’opposition comme Maria Machado.

Le Parlement vénézuélien a approuvé une loi d’amnistie qui pourrait permettre la libération de centaines de prisonniers emprisonnés pour leurs convictions politiques. La ratification de cette loi par le président par intérim Rodríguez intervient après un débat initialement suspendu, et marque une étape potentielle vers une désescalade des tensions politiques dans le pays.

Selon l’organisation de défense des droits humains Foro Penal, plus de six cents prisonniers politiques sont encore détenus au Venezuela. Si cette loi permet la libération de nombreux détenus, elle ne couvrira pas tous les cas. Les personnes poursuivies ou condamnées pour avoir incité à une action militaire contre le pays ne bénéficieront pas de l’amnistie. Cela pourrait notamment exclure Maria Machado, figure de l’opposition accusée d’avoir « appelé à une intervention internationale », bien qu’elle se trouve actuellement à l’étranger.

La loi prévoit l’amnistie pour toute participation à des manifestations politiques et à des « actions violentes » survenues lors du bref coup d’État de 2002, ainsi que lors de manifestations ou d’élections ultérieures. Cependant, elle ne prévoit pas la restitution des biens confisqués par l’État aux personnes concernées, ni la levée des interdictions de voyage imposées pour des motifs politiques, contrairement à une version antérieure du projet de loi.

Jorge Rodríguez, président du Parlement et frère du président par intérim, avait déclaré début février que l’adoption de cette loi serait un « chemin difficile ».

« Nous demandons pardon, et nous devons nous pardonner nous-mêmes »

Jorge Rodríguez, président du Parlement vénézuélien

Il faisait allusion aux crimes commis au nom de l’État vénézuélien au cours des dernières décennies, sans qu’aucun membre du parti au pouvoir ne les ait explicitement reconnus.

Les organisations vénézuéliennes de défense des droits humains se montrent prudemment optimistes quant à cette loi, tout en exprimant des réserves concernant les exceptions et en appelant à d’autres réformes politiques. L’approbation de cette loi est également perçue comme une réponse aux exigences formulées par l’administration américaine, notamment par l’ancien président Donald Trump, qui avait fait de la libération des prisonniers politiques une condition à toute négociation avec le gouvernement vénézuélien.

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