Publié le 04 novembre 2025. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a marqué ses 20 ans d’existence à Stockholm, célébrant deux décennies d’actions décisives dans la lutte contre les épidémies, notamment la COVID-19 et la grippe porcine.
« La sécurité sanitaire est un pilier fondamental de l’avenir de l’Europe. Investir dans la santé publique sauve des vies, renforce nos économies et suscite la confiance dans nos sociétés », a déclaré la directrice de l’ECDC, Pamela Rendi-Wagner, lors d’une journée commémorative organisée dans la capitale suédoise.
Fondée en 2005 dans la foulée de l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), l’agence européenne joue un rôle crucial dans la surveillance de plus de 60 maladies infectieuses, la résistance aux antimicrobiens et les infections nosocomiales au sein de l’Union européenne. Elle évalue les risques, coordonne les réponses aux crises sanitaires et sert de centre d’expertise et de veille pour les États membres.
Suite à la pandémie de COVID-19 qui a marqué les années 2020 à 2023, le mandat de l’ECDC a été significativement élargi, renforçant sa capacité à anticiper et à gérer les crises sanitaires, ainsi qu’à apporter un soutien direct aux pays de l’UE. Cette évolution témoigne de son adaptation constante aux défis sanitaires mondiaux.
Au cours de ses vingt années d’activité, l’ECDC a été à la pointe de la réponse européenne à de nombreuses flambées épidémiques. Parmi elles, la grippe porcine en 2009, le virus Ebola en Afrique de l’Ouest en 2013, la pandémie de COVID-19 (2020-2023) et plus récemment, le mpox en République démocratique du Congo en 2024.
« Depuis la création de l’ECDC en 2005, le contexte dans lequel nous opérons a profondément changé. Il est désormais temps de consolider nos acquis et d’aller de l’avant », a souligné Pamela Rendi-Wagner.
Elle a également mis en avant la vision pour les prochaines décennies : « Les 20 prochaines années nécessiteront encore plus de collaboration, plus d’innovation et plus de résilience pour être mieux préparé aux futures urgences sanitaires et, à terme, pour assurer la sécurité de 450 millions de personnes en Europe ».