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L’entrepreneur Alfred N. Schindler et l’ancien président de la Banque Nationale Thomas Jordan parlent clairement

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Publié le 2024-02-29 10:32:00. L’ancien président de la Banque nationale suisse, Thomas Jordan, prend la direction de l’Institut suisse de politique économique (IWP), succédant à Alfred N. Schindler, figure emblématique du monde des affaires helvétiques. Ce changement de leadership s’accompagne d’une critique virulente du conformisme académique et d’un appel à la revitalisation de l’économie suisse.

  • Thomas Jordan succède à Alfred N. Schindler à la tête de l’IWP.
  • Les deux hommes pointent du doigt un manque de pluralisme dans les universités et une complaisance croissante en Suisse.
  • Ils expriment également leurs préoccupations concernant la situation économique internationale, notamment en Chine et en Europe.

Ce passage de flambeau, révélé par le NZZ, marque un tournant pour l’IWP, un think tank influent dans le débat économique suisse. Alfred N. Schindler, entrepreneur de renom et dirigeant de longue date de l’institut, a exprimé son inquiétude face à une pression grandissante au conformisme intellectuel. Selon lui, l’université suisse souffre d’un manque de diversité des opinions.

« Quiconque ne se conforme pas au courant dominant et adopte une position différente sera excommunié. »

Alfred N. Schindler, entrepreneur

Schindler estime que l’IWP doit jouer un rôle de contrepoids indépendant, en encourageant une recherche plus ouverte et moins enfermée dans des considérations purement théoriques. Thomas Jordan, son successeur, partage ce constat, soulignant le désintérêt actuel des chercheurs pour les problèmes concrets auxquels sont confrontées les économies.

« Il n’est pas très intéressant pour les scientifiques d’aujourd’hui de s’exposer aux problèmes actuels et ainsi de s’exposer aux critiques du public. »

Thomas Jordan, ancien président de la Banque nationale suisse

Au-delà de la sphère académique, les deux hommes se sont également exprimés sur la conjoncture internationale. Schindler, fort de son expérience de pionnier en Chine dans les années 1980, dresse un tableau sombre de la situation économique du pays, évoquant une crise immobilière et un surinvestissement préoccupants. Concernant l’Europe, il met en garde contre une possible « domination fiscale » et juge la situation en France plus préoccupante qu’en Italie.

Jordan, de son côté, appelle à une remise en question de la complaisance qui règne en Suisse, où la prospérité est souvent perçue comme un acquis. Il insiste sur la nécessité de préserver les atouts du pays, notamment en créant un environnement favorable aux entreprises. Il souligne l’importance d’une attitude positive envers les entrepreneurs.

Enfin, Schindler a mis en garde contre le débat populiste autour d’une prétendue « aristocratie financière », estimant qu’il est essentiel de valoriser la réussite entrepreneuriale pour assurer la prospérité future du pays.

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