Publié le 2 novembre 2025. Face à l’ampleur des maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité mondiale, un chirurgien américain lance un appel à la vigilance en détaillant les symptômes précoces de l’insuffisance cardiaque. L’objectif : encourager une prise en charge rapide pour mieux gérer cette pathologie chronique.
- Les maladies cardiovasculaires ont causé 19,8 millions de décès en 2022, soit 32 % de la mortalité mondiale, selon l’OMS.
- L’insuffisance cardiaque, affection chronique progressive, ne signifie pas l’arrêt du cœur mais sa difficulté à pomper le sang efficacement.
- Une détection précoce via l’observation de symptômes et des examens médicaux, notamment l’échocardiogramme, est cruciale.
Les maladies cardiovasculaires constituent le fléau sanitaire numéro un à l’échelle planétaire. En 2022, près de 20 millions de personnes ont succombé à ces affections, représentant un tiers de l’ensemble des décès enregistrés dans le monde, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Face à ce bilan alarmant, la sensibilisation aux signes avant-coureurs et la consultation médicale immédiate s’avèrent essentielles.
C’est dans cette optique que Jeremy London, chirurgien cardiovasculaire fort de plus de 25 ans d’expérience en Géorgie (États-Unis), a choisi de communiquer via ses réseaux sociaux. Sa démarche vise à éduquer le public sur les premiers symptômes de l’insuffisance cardiaque. Cette condition, souvent qualifiée de « cœur faible » par les professionnels, décrit une défaillance du muscle cardiaque dans son rôle de pompe sanguine. Il est important de souligner que l’insuffisance cardiaque ne correspond pas à un arrêt cardiaque, mais à un besoin de soutien pour optimiser la fonction cardiaque. Si elle peut toucher tous les âges, elle est plus prévalente chez les personnes âgées, comme le rappelle le National Health Service (NHS) britannique.
Cette pathologie est une maladie chronique qui évolue généralement de manière progressive. Bien qu’il n’existe pas de remède définitif, une prise en charge médicale précoce permet de contrôler les symptômes pendant de nombreuses années. Si l’évaluation par un professionnel de santé et des examens réguliers restent la méthode la plus fiable pour diagnostiquer les problèmes cardiaques, certains signes peuvent inciter les patients à consulter sans délai.
Parmi les symptômes les plus courants de l’insuffisance cardiaque identifiés par le Dr London, citons :
- Des difficultés à marcher.
- Une incapacité à s’allonger confortablement et à respirer sans difficulté, pouvant entraîner des insomnies dues à l’essoufflement.
- Un gonflement des jambes et des chevilles.
- Une fatigue persistante durant la journée.
- Un essoufflement survenant après un effort physique.
- Des sensations de vertige et de faiblesse.
- Une toux incessante.
- Des battements de cœur rapides.
- Des maux de tête fréquents.
- Des douleurs thoraciques intenses.
« Ce sont tous des signes de diverses maladies cardiaques et doivent être considérés comme des avertissements », insiste le médecin.
Pour confirmer ou infirmer un lien entre ces symptômes et une affection cardiaque, les cardiologues s’appuient notamment sur l’échocardiogramme. Cet examen diagnostique utilise les ultrasons pour visualiser le cœur en temps réel et évaluer des paramètres tels que sa taille, l’épaisseur de ses parois, sa forme et sa fonction. Le NHS explique que cet examen emploie une petite sonde émettant des ondes sonores à haute fréquence. Les échos renvoyés par les différentes structures cardiaques sont captés et transformés en images animées sur un moniteur.
L’échocardiogramme permet également de mesurer la « fraction d’éjection », c’est-à-dire le pourcentage de sang éjecté par le cœur à chaque contraction. « La fraction d’éjection moyenne d’un cœur sain se situe entre 65 % et 70 %. Une diminution significative peut être le signe d’une insuffisance cardiaque ou d’un cœur affaibli », précise le Dr London.