Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les récentes publications de résultats d’entreprises aux États-Unis ont marqué les marchés ce jeudi, entraînant une hausse des prix du pétrole et une volatilité accrue. La crainte d’une escalade militaire en Iran, combinée à des indicateurs économiques américains mitigés, alimente l’incertitude des investisseurs.
La situation en Iran reste particulièrement préoccupante. Des manœuvres militaires iraniennes ont temporairement perturbé la circulation dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour l’approvisionnement mondial en pétrole brut. Les États-Unis, en réponse, ont déployé leur plus importante force militaire dans la région depuis la guerre du Golfe, dans une tentative d’intimidation. Des sources indiquent que l’armée américaine se tiendrait prête à intervenir militairement en Iran dans les prochains jours si les négociations en cours échouaient. Une nouvelle rencontre entre les États-Unis et l’Iran est prévue et sera suivie de près.
Par ailleurs, la saison des publications de résultats du quatrième trimestre bat son plein aux États-Unis. À ce stade, 78 % des entreprises du pays ont dévoilé leurs chiffres. Les ventes ont progressé de 9 % sur un an, tandis que les bénéfices ont enregistré une croissance de 12,1 % sur la même période. C’est le dixième trimestre consécutif où la croissance des bénéfices dépasse celle des ventes, signalant une amélioration des marges d’exploitation et de la productivité.
Les analystes anticipent une croissance à deux chiffres des bénéfices pour l’ensemble de l’année 2024 pour les entreprises composant l’indice S&P 500. La grande finale de cette saison de résultats est attendue le 25 février.
Sur le front de la politique monétaire américaine, le procès-verbal de la réunion de janvier du Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) révèle que la majorité des membres votants souhaitent maintenir les taux d’intérêt inchangés. Depuis lors, la courbe des rendements du Trésor américain s’est redressée, atteignant son niveau le plus élevé depuis quatre ans, et l’indice des prix à la consommation (IPC) a ralenti à 2,4 % sur un an.
Cependant, les minutes du FOMC soulignent que « le risque d’une inflation plus persistante demeure ». La plupart des responsables de la Réserve fédérale craignent que les progrès vers l’objectif d’inflation de 2 % « pourraient être plus lents et plus inégaux que prévu ».
Enfin, le département du Commerce américain a annoncé une baisse de 1,4 % des commandes de biens durables en décembre, un chiffre légèrement meilleur que les prévisions des économistes qui tablaient sur une baisse de 2 %. En excluant les commandes volatiles dans le secteur des transports, qui ont diminué de 5,3 %, les biens durables ont même augmenté de 0,9 % en décembre. Ce rapport, globalement positif, a contribué à renforcer le dollar américain.