Publié le 24 octobre 2023. Une nouvelle directive vise à mieux protéger les patients atteints de maladies pulmonaires lors de leurs interventions chirurgicales. L’objectif est de réduire les risques de complications postopératoires grâce à des recommandations actualisées pour les professionnels de santé.
Les personnes souffrant de pathologies respiratoires chroniques, telles que l’asthme, la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive), la fibrose pulmonaire ou encore l’hypertension pulmonaire, sont particulièrement vulnérables lors d’une opération. Les risques de développer des complications pulmonaires après une chirurgie, comme une pneumonie, des difficultés respiratoires, voire un décès, sont accrus pour ces patients.
Face à ce constat, la ligne directrice concernant les complications pulmonaires périopératoires a été révisée. Désormais intitulée « Prévention des complications pulmonaires postopératoires chez les patients pulmonaires », elle remplace la version de 2012, jugée obsolète face aux pratiques médicales actuelles.
Ces nouvelles recommandations fournissent aux soignants des conseils concrets pour anticiper et prévenir les problèmes pulmonaires suite à une intervention. Elles s’adressent spécifiquement aux personnes considérées à risque élevé, incluant celles ayant souffert d’une pneumonie dans le mois précédant l’opération.
L’objectif est d’assurer une récupération plus sûre pour ces patients en minimisant les risques liés à la chirurgie. Les personnes concernées, qui s’apprêtent à être opérées et souffrent d’une maladie pulmonaire, sont invitées à discuter de cette directive avec leur professionnel de santé : Prévention des complications pulmonaires postopératoires chez les patients pulmonaires.
Une démarche collaborative
La révision de cette directive a été initiée par l’Association néerlandaise d’anesthésiologie (NVA). Elle a été menée en collaboration avec des pneumologues (NVALT), des réanimateurs (NVIC), des médecins ORL (NVKNO) et des physiothérapeutes (KNGF). Le point de vue des patients a été intégré grâce à la participation de la Fédération néerlandaise des patients et de Longfonds. L’Institut du savoir de la Fédération des médecins spécialistes a supervisé l’ensemble du processus.