Publié le 21 octobre 2025. Les crevettes, plat apprécié des gourmets italiens, font l’objet d’un rappel sanitaire. Un lot de crevettes décortiquées surgelées a été retiré de la vente en raison d’une teneur excessive en dioxyde de soufre, un conservateur potentiellement dangereux.
- Un lot de crevettes décortiquées surgelées, marque Coal, a été rappelé.
- La cause : une concentration de dioxyde de soufre excédant la limite légale.
- Les consommateurs sont invités à ramener le produit pour un remboursement ou un échange.
Réputées pour leur finesse et leur polyvalence culinaire, les crevettes cachent parfois un risque insoupçonné pour la santé. Si elles sont généralement considérées comme un aliment de choix, certaines d’entre elles peuvent contenir des additifs conservateurs utilisés en excès, susceptibles de nuire à l’organisme. Le dioxyde de soufre, couramment employé pour préserver la couleur et prolonger la durée de vie des aliments, est au centre de cette alerte.
Bien que son usage soit autorisé en petites quantités, le dépassement des seuils réglementaires peut s’avérer problématique. Cette substance peut provoquer des réactions adverses, particulièrement chez les personnes souffrant d’asthme ou d’allergies respiratoires. À des doses élevées, les sulfites peuvent entraîner des troubles cardiaques, des difficultés respiratoires, des nausées, voire de sévères réactions allergiques.

Les analyses de laboratoire ont mis en évidence une concentration de dioxyde de soufre de 14 mg/kg dans un lot de crevettes surgelées, dépassant ainsi la limite autorisée de 10 mg/kg. Suite à ces résultats, le Ministère de la Santé a ordonné le retrait immédiat de ce produit. Il s’agit du lot 5212 de crevettes décortiquées surgelées sous la marque Coal, conditionnées en barquettes de 200 grammes et dont la date de durabilité minimale est fixée au 31 janvier 2027. La production a été assurée par Conserviera Adriatica SpA dans son usine d’Offida, dans la province d’Ascoli Piceno.
Bien qu’il s’agisse d’un rappel à titre préventif, les autorités sanitaires recommandent aux consommateurs de ne pas consommer ces crevettes. Il est conseillé de les rapporter au point de vente pour obtenir un remboursement ou un échange. Cet incident souligne qu’un aliment courant, s’il n’est pas conforme aux normes en vigueur, peut représenter un véritable danger pour la santé publique, en particulier pour les populations les plus vulnérables aux effets des sulfites.