Home Santé Les défis de l’étude australienne sont liés aux anciens rainures de dents, à l’outil précoce-use-xinhua

Les défis de l’étude australienne sont liés aux anciens rainures de dents, à l’outil précoce-use-xinhua

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Publié le 06 octobre. Une nouvelle étude australienne vient bousculer une idée reçue sur l’hygiène bucco-dentaire de nos lointains ancêtres. Les marques autrefois interprétées comme des traces de « cure-dents » pourraient en réalité avoir des origines plus naturelles.

  • Des rainures sur les dents anciennes, longtemps assimilées à des outils de nettoyage, pourraient être le résultat d’une usure quotidienne ou de la mastication d’aliments durs.
  • Ce constat remet en question l’hypothèse d’une utilisation précoce de « cure-dents » pour le soulagement de douleurs ou l’hygiène.
  • L’étude révèle également que des affections dentaires modernes, comme l’abfraction, semblent être propres à l’homme actuel.

Des chercheurs de l’Université Monash, à Melbourne, ont analysé les marques dentaires et autres lésions sur plus de 500 dents appartenant à 27 espèces de primates sauvages. Leurs découvertes, publiées dans l’*American Journal of Biological Anthropology*, suggèrent que les rainures observées sur les dents fossiles et celles des primates non humains actuels peuvent se former naturellement, simplement par le fait de mâcher des aliments coriaces ou à cause de l’usure mécanique normale. Cette conclusion contredit l’interprétation prédominante selon laquelle ces marques étaient la preuve de l’utilisation de « cure-dents » primitifs.

Par ailleurs, l’équipe de recherche a noté l’absence d’abfraction – ces encoches profondes en forme de V près de la gencive, un problème dentaire fréquent chez les humains modernes – chez les primates fossiles et vivants étudiés. Selon les scientifiques, cette affection serait donc plutôt liée à des comportements propres à l’homme contemporain, tels que le bruxisme (grincement des dents), un brossage trop vigoureux, ou une alimentation trop acide, plutôt qu’à des mécanismes naturels de mastication.

« L’absence totale d’abfraction chez les primates sauvages souligne que cette condition, l’une des plus courantes dans les cliniques modernes, n’est pas un problème universel, mais uniquement humain », a déclaré Ian Towle, chercheur principal de l’étude et membre du Biomedicine Discovery Institute de l’Université Monash.

Ces résultats remettent en question une hypothèse de longue date concernant l’évolution humaine et suggèrent que certains des maux dentaires les plus répandus aujourd’hui sont en fait le fruit de notre mode de vie moderne.

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