Publié le 2025-10-08 14:17:00. La Banque mondiale a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’économie chinoise en 2025, la plaçant plus près de l’objectif fixé par Pékin. Cette amélioration est due à des facteurs qui n’ont pas eu l’impact négatif initialement anticipé par l’institution financière.
- La croissance économique de la Chine est désormais estimée à 4,8% pour 2025, contre 4% précédemment.
- Cette révision maintient la Chine sur la trajectoire de son objectif officiel d’environ 5%.
- L’année 2024 a vu une croissance de 5%, soutenue par des exportations solides, des mesures de relance et des investissements dans les technologies de pointe.
Dans une analyse mise à jour, la Banque mondiale souligne que les développements économiques récents en Chine diffèrent des attentes antérieures, particulièrement concernant le protectionnisme et le retranchement budgétaire lié à l’endettement. Bien que ces facteurs aient été redoutés pour 2025, leur impact s’est avéré moindre que prévu. Néanmoins, l’institution prévoit que ces éléments pourraient peser davantage sur la croissance dès 2026.
Le contexte commercial entre les États-Unis et la Chine, marqué par des tensions et l’instauration de tarifs douaniers élevés en avril (dépassant brièvement les 100%), a connu une accalmie. Cependant, les droits de douane américains sur les produits chinois restent significativement plus élevés qu’en début d’année, s’établissant à 57,6%, soit plus du double du niveau initial.
Pour l’année prochaine, la Banque mondiale anticipe un ralentissement de la croissance à 4,2%. Cette décélération est attribuée à une baisse attendue des exportations, à une possible réduction des stimulations budgétaires face à l’augmentation de la dette publique, ainsi qu’à une décélération structurelle persistante. La dette publique croissante incite le gouvernement, attaché à la prudence fiscale, à modérer les mesures de relance.
Au-delà de la crise persistante dans le secteur immobilier, l’économie chinoise est confrontée à un affaiblissement des investissements manufacturiers et des dépenses de consommation, reflétant un ralentissement plus généralisé. Les défis de long terme incluent également le vieillissement de la population et une baisse de la productivité. Pour libérer pleinement le potentiel économique du pays, des « réformes structurelles profondes » s’avèrent nécessaires.