Publié le 23 février 2026 à 21h47. La décision de Caroline van der Plas de passer la main à la tête du BBB provoque des remous au sein du parti, avec une majorité de ses électeurs regrettant de ne pas avoir vu Mona Keijzer lui succéder, et cette dernière annonçant son départ pour siéger comme députée indépendante.
- Une étude révèle que 71 % des électeurs du BBB auraient préféré voir Mona Keijzer prendre la succession de Caroline van der Plas.
- Mona Keijzer a annoncé qu’elle quitterait le BBB pour siéger comme députée indépendante, estimant qu’il y avait eu une « grave rupture de confiance » après avoir été écartée de la course à la direction.
- Si l’électeur du BBB comprend la décision de Caroline van der Plas de prendre du recul, une partie de la base souhaite un retour aux préoccupations initiales du parti, centrées sur le monde rural et agricole.
La passation de pouvoir au sein du BBB, parti populiste néerlandais axé sur les préoccupations du monde rural, est marquée par des tensions internes. Caroline van der Plas a annoncé vendredi dernier qu’elle cédait le poste de chef de groupe à Henk Vermeer, cofondateur du parti, tout en restant députée. Une décision accueillie favorablement par 59 % des électeurs du BBB interrogés, qui reconnaissent que Mme van der Plas et son parti ont traversé une année difficile.
Malgré un taux de confiance encore élevé il y a un mois (87 %), les électeurs du BBB semblent comprendre la volonté de leur ancienne cheffe de prendre du recul. Un électeur du BBB témoigne :
« Elle a énormément fait et continue de le faire pour les agriculteurs, les pêcheurs et les maraîchers. C’est très impressionnant. Qu’elle prenne maintenant du recul est logique. »
Cependant, le choix de Henk Vermeer pour lui succéder suscite de vives critiques. L’étude, menée auprès de plus de 600 membres du panel d’opinion, révèle que 71 % des électeurs du BBB auraient préféré voir Mona Keijzer à la tête du parti. Ils la perçoivent comme une dirigeante plus charismatique et soulignent ses bons résultats aux dernières élections, où elle a recueilli près de 40 % des voix du BBB, un score comparable à celui de Mme van der Plas.
Un autre électeur explique :
« Keijzer me semble être la bonne personne, elle ne se laisse pas réduire au silence et est très compétente. Ce serait une catastrophe si elle quittait le BBB. Bien que je m’y attende, car elle a été écartée en tant que numéro 2 sur la liste. »
Cette prédiction s’est avérée exacte, Mona Keijzer ayant annoncé lundi soir qu’elle continuerait à siéger à la Chambre des représentants en tant que députée indépendante.
Si une minorité d’électeurs (12 %) soutient le choix de Vermeer, c’est dans l’espoir que le parti se recentre sur ses préoccupations initiales : les agriculteurs et le monde rural. Certains estiment que la stratégie de diversification thématique adoptée lors de la dernière campagne électorale – notamment sur des sujets tels que la migration, le logement ou la guerre à Gaza – a dilué l’identité du BBB. Un participant à l’étude souligne :
« Avec Mona Keijzer, le BBB risquait de devenir une simple copie d’autres partis de droite. »
Les électeurs du BBB restent divisés sur l’orientation future du parti. Plus de la moitié (52 %) est favorable à une approche plus large, tandis qu’une proportion presque équivalente (46 %) plaide pour un retour aux préoccupations fondamentales du monde agricole et rural. Un électeur résume :
« Dernièrement, le parti ressemblait trop à un « PVV-light ». Trop préoccupé par Israël et pas assez par les intérêts des agriculteurs. Il est préférable de revenir aux sources. »