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Les Espagnols soutiennent l’équité dans l’accès aux technologies de la santé, en donnant la priorité aux besoins des patients

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Publié le 17 février 2026 à 19h09. Une large majorité de la population espagnole se montre favorable à l’intégration des technologies numériques dans le système de santé pour améliorer la prise en charge du diabète, malgré un manque de connaissances généralisé sur cette maladie. Une étude récente souligne l’importance d’un accès équitable et d’une priorité donnée à la prévention.

  • 91 % des Espagnols soutiennent l’utilisation des technologies de santé pour améliorer la prise en charge du diabète.
  • Seulement 25 % des personnes interrogées estiment avoir une connaissance approfondie du diabète.
  • 87 % des citoyens souhaitent un accès facile à la technologie de santé pour tous les patients.

Une étude menée par beBartlet avec la méthodologie de Grappe17 révèle un fort consensus en Espagne en faveur de l’intégration des technologies de santé dans le Système National de Santé (SNS) pour optimiser la gestion du diabète. Présentée ce mardi à Madrid, l’enquête met en lumière un paradoxe : si l’adhésion à ces technologies est élevée, le niveau de connaissance de la maladie reste faible.

L’étude souligne également l’importance cruciale de l’équité d’accès. Près de neuf personnes sur dix (90 %) estiment que la qualité des soins varie en fonction de la région géographique et du niveau de soins. Les personnes interrogées (1 847 individus de plus de 18 ans) s’accordent à dire que l’accès aux soins devrait être basé sur les besoins du patient plutôt que sur l’autonomie régionale.

La prévention et la détection précoce du diabète sont considérées comme la priorité absolue par 78 % des répondants. Plus de la moitié (55 %) plaident pour un accès garanti à des traitements personnalisés, tandis qu’un tiers met l’accent sur la nécessité d’investissements accrus dans le SNS. Un consensus quasi-unanime (90 %) se dégage en faveur du financement des technologies de santé, au-delà des seuls traitements médicamenteux.

78 % des personnes interrogées estiment que la prévention et la détection précoce du diabète devraient être la priorité absolue.

Selon Gabriel San Miguel Rodríguez, directeur de la science et du bien-être chez beBartlet,

« Cette étude fournit une analyse très précise de ce que pense la société espagnole, encourage un débat public de qualité et incite le SNS à promouvoir des mesures visant à améliorer les soins du diabète. »

Raquel García Gordon, directrice générale de Dexcom Iberia, insiste sur le rôle de la prévention dans la pérennité du système de santé, soulignant que la technologie peut y contribuer. Elle met toutefois en évidence un obstacle majeur : le modèle actuel d’achat public, caractérisé par

« des concours lents et bureaucratiques »

qui ne suivent pas le rythme rapide de l’innovation technologique. Elle déplore que

« Les communautés autonomes continuent de financer l’innovation obsolète »

.

Alfredo Ledesma, membre du conseil d’administration de la Fédération Espagnole du Diabète (FEDE), dénonce le

« sentiment d’injustice »

ressenti par les patients, qui manquent de pouvoir sur leur maladie et d’accès à des informations claires et transparentes.

Il affirme :

« À la FEDE, nous sommes convaincus que si les personnes atteintes de diabète et leurs représentants sont correctement formées et informées sur les procédures d’achat et d’appel d’offres, s’ils dialoguent avec les directeurs d’hôpitaux et font valoir leurs besoins, les inégalités seront réduites. »

Les résultats de cette étude seront également présentés lors de la Journée Expérience Diabète, un événement national majeur visant à

« soutenir le débat nécessaire pour transformer ces données probantes en mesures concrètes visant à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de diabète »

, selon les organisateurs.

IA : un soutien croissant avec des preuves tangibles

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Gabriel San Miguel Rodríguez, directeur de la science et du bien-être chez beBartlet.

L’enquête, intitulée « Quelles sont les attentes de la société espagnole concernant la prise en charge du diabète ? », a été menée en ligne auprès de la population espagnole âgée de 18 ans et plus au mois de novembre. Elle révèle également une utilisation croissante des outils basés sur l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer les soins de santé : un tiers des personnes interrogées les utilise déjà, et un autre tiers se dit intéressé par leur utilisation.

En ce qui concerne le diabète, 75 % des personnes interrogées font confiance à l’IA pour gérer leur maladie. Cette confiance se répartit entre ceux qui sont pleinement convaincus de son utilité (32 %) et ceux qui expriment une confiance modérée (44 %). Gabriel San Miguel observe que

« Il reste des défis à relever et un besoin de sensibilisation sur la manière dont l’IA est utilisée. »

Alors que la majorité des Espagnols font confiance à l’IA pour gérer leur diabète, 23 % conditionnent son intégration dans le SNS à davantage de preuves scientifiques.

60 % des personnes interrogées soutiennent l’utilisation de l’IA dans la gestion et les soins de santé, mais 23 % exigent davantage de preuves scientifiques avant de l’accepter pleinement, tandis que 13 % estiment que les systèmes de santé publique ne devraient pas intégrer ces outils.

José Véhi, directeur de la Chaire Dexcom de l’Université de Gérone (UdG), professeur à l’UdG et chercheur associé à l’Institut de Recherche Biomédicale de Gérone, estime que l’IA peut être un atout majeur pour résoudre les problèmes actuels, notamment en améliorant les connaissances de la population sur le diabète. L’étude révèle d’ailleurs que trois personnes sur quatre (75 %) estiment que les informations qu’elles reçoivent sur le diabète sont insuffisantes.

L’IA pourrait également aider les professionnels de santé et le système de santé dans son ensemble à

« évaluer et mesurer »

les points de blocage. Il regrette que la santé numérique et les nouvelles technologies ne soient pas encore intégrées de manière systématique aux cursus de formation médicale en Espagne.

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